Et maintenant ?
Nous avons élu un président de la République qui a démontré, lorsqu'il participait au gouvernement « socialiste », sa capacité à s'attaquer à tous les conquis sociaux pour lesquels nos parents et grand-parents s'étaient battus. Beaucoup de mes camarades ont voté pour lui en disant que c'était pour faire barrage au fascisme, mais qu'ils étaient à fond contre cet ex-banquier et que dès son élection, ils reprendraient la même attitude qu'ils avaient eu pour tenter de s'opposer, sans succès hélas, à la scélérate « loi travail » (dite El Khomri - non, mon correcteur orthographique, je n'ai pas voulu dire « homérique » !).
Alors, on fait quoi maintenant ? On arrête tout demain et on fait un pas de côté, comme dans L'an 01 ? Ou bien on attend les législatives qui s'annoncent particulièrement difficiles avec l'éclatement décidé par les chefs de tous ceux qui ont soutenu ensemble la candidature de Jean-Luc MELENCHON ? Le PS n'existant plus, il va y avoir un recyclage massif parmi les députés sortants socialistes, qui vont se ranger derrière la créature de Hollande pour tenter de retenir leur siège (la place est bonne et le non-cumul des mandats n'est pas prévu sur la durée).
Il y a 5 ans, j'avais regretté qu'il n'y ait pas eu d'appel (syndical) du 18 juin, pour comme en '36 aider le président élu à faire une politique de gauche. Je dois dire que cette année, je crains le pire, avec un candidat qui ne se réclame ni de gauche, ni de gauche. Serons-nous à ce point anesthésiés pour laisser passer l'été et sa guirlande d'ordonnances, mesures démocratiques d'après notre président, qui permettront de parachever le travail entrepris et qui avait dû passer l'obstacle du 49.3 ?
Je doute que nos retraites soient revalorisées pendant ce quinquennat ; je ne pense pas faire partie des 80% qui seront dispensés de la taxe d'habitation, mais en revanche, je verrai sûrement la taxe foncière augmenter puisqu'il faudra bien compenser le manque à gagner pour les communes, et si je ne m'abuse le nouveau président ne va pas arrêter la diminution de la dotation de fonctionnement aux communes.
Je m'attends à des temps difficiles ; est-ce que ça va péter ? Je ne le crois pas non plus. Attendons-nous donc à voir l'écart entre les riches et les pauvres augmenter à la vitesse V. Ce n'est pas un hasard si les patrons du CAC40 ont apporté leur soutien à celui qui vient de leur classe. Mais est-ce que l'ancien régime est vraiment celui que souhaite la majorité de nos concitoyens ?
Et ce n'est pas fini...