Gouvernement.
A l'image du président, il n'est ni de gauche, ni de gauche. J'ai loupé l'annonce en direct, et de 15h05 à 15h38 sur France info (la radio), je n'ai pas entendu prononcer une seule fois le nom du ministre de l'éducation nationale. A 15h29, un député socialiste sortant a dit qu'il s'agissait d'un ancien recteur de Créteil, mais lequel ?
En rentrant à la maison, je me précipite sur internet et découvre son nom à la 13ème place (sur 22) dans l'ordre protocolaire. Je suis partial, mais je trouve que l'éducation nationale n'apparaît pas vraiment comme une des priorités de ce gouvernement, et je le déplore grandement. Rappelons-nous le premier quinquennat du second mandat de François MITTERRAND : successivement, Lionel JOSPIN et Jack LANG avaient rang de « ministres d’État ». Cela avait quand même une autre dimension.
Et quand on voit que le premier ministre d’État dans l'ordre protocolaire est le ministre de l'intérieur, et que la première femme (et quatrième dans l'ordre protocolaire) est la ministre « des Armées », et non « de la défense nationale », j'ai peur. Visiblement nous ne sommes pas encore sortis de l'état d'urgence ni des opérations extérieures.
Quant aux deux ministres de la droite officielle nommés à Bercy, j'ai comme le pressentiment que la redistribution des richesses n'est pas pour demain et que l'austérité va encore faire souffrir le porte-monnaie des classes moyennes, en commençant par l'augmentation de la CSG chez les pensionnés que nous sommes.
Restent les élections législatives, mais vu la division existante, je sens venir le raz de marée de la droite officielle qui ne manquera pas de pousser à la roue afin que ceux qui seraient trop frileux au gouvernement pour accélérer les « réformes » se sentent pousser des ailes.
Bref, de bien sombres années à venir.
Et ce n'est pas fini...