L'habitude.
Massacre d'enfants et d'ados à Manchester en Angleterre, perpétré par un de ces dérangés de la tête. Que sont devenues les réactions qui s'affichaient abondamment sur les réseaux sociaux lors des précédents crimes inspirés par une des multiples religions que les hommes ont inventées ?
Avez-vous vu des bandeaux « Je suis Manchester » ou « I am Manchester » ? Moi non.
Avez-vous vu des avatars avec le drapeau britannique en surimpression ? Moi non.
Avez-vous vu des avatars barrés de noir comme lors des attentats précédents ? Moi non.
N'est-ce plus dérangeant ?
On a rappelé que le dernier attentat ayant causé un grand nombre de morts avait été perpétré par l'IRA, il y a de cela plusieurs décennies. La raison avait fini par triompher, malgré les supplices infligés par Thatcher qui avait laissé mourir plusieurs activistes en prison, sans aucune honte ni remords, en bonne chrétienne. Mais là, il n'y a même pas possibilité de faire un procès puisque les auteurs se suicident. Alors que faire ? S'habituer et attendre que ça se passe ? Utiliser des armes de destruction massive sur ce qu'il reste du prétendu « État islamique » ? Aucune de ces deux solutions ne me satisfait.
J'en reviens toujours à l’Éducation, qui n'est pas la panacée mais qui peut contribuer à donner un socle raisonnable aux jeunes. « Ouvrir une école, c'est fermer une prison » disait en substance l'immense Victor HUGO. Alors, oui, tentons-le, surtout que l'on dit que le radicalisme se forme et se nourrit en prison.
Mais quand même, et pour tempérer, je vous invite à lire Ségou, une épopée de Maryse CONDE qui raconte l'arrivée de l'Islam en Afrique ; et après pour reprendre espoir, Candide, de Voltaire.
Et ce n'est pas fini...