Des familles laissées à la rue par grand froid à Paris.
Article tiré de La Croix.
Et pendant ce temps-là, d'autres festoient à Chambord...
Avec l’arrivée des premières vagues de froids, les projecteurs sont à nouveau braqués sur les sans-abri. La situation est particulièrement critique dans la capitale. Le Samu social a lancé mercredi 29 novembre un cri d’alarme. La veille au soir, alors que la température chutait, 180 personnes seules (dont 80 femmes) et plus de 600 personnes en famille, pour la plupart des mères avec de jeunes enfants, qui avaient appelé le 115 pour obtenir d’urgence un toit, ont dû être laissées à la rue, faute de places.
Il y a deux ans encore, le Samu social arrivait à trouver une solution pour 80 % de ces familles. Cette année, cette proportion s’est inversée : seules 20 % des familles ont pu être abritées. Des services de maternité des hôpitaux ont même dû garder de jeunes mamans qui venaient d’accoucher, ne pouvant les remettre dehors.
Selon le Samu social, il manquerait au moins 3 000 places d’hébergement d’urgence dans l’agglomération parisienne. « C’est un fait : les capacités d’hébergement d’urgence en Île-de-France sont insuffisantes. Les associations font tout ce qu’elles peuvent mais manquent de place et de moyens », a reconnu la maire de Paris Anne Hidalgo. Elle a également lancé un appel à la « mobilisation générale », invitant les propriétaires de logements vides et « tous les acteurs parisiens susceptibles de mettre gratuitement un site à disposition à se signaler auprès de la Ville de Paris ».
L’hébergement des sans-abri relève de la responsabilité de l’État. La plupart des familles sans-abri étaient jusque-là relogées provisoirement dans des hôtels « sociaux », le temps de leur trouver une solution plus pérenne. Mais selon le Samu social, elles y restent en réalité plus de deux ans car le parc des logements sociaux est lui aussi saturé. « Il faudrait que les bailleurs sociaux s’engagent à prendre des personnes à minima sociaux ».
Christine LEGRAND
Et ce n'est pas fini...