16 février 2018.
Pour les habitués de mon blog, cette date anniversaire parlera. Pour les autres, je rappelle qu'il s'agit du massacre de plusieurs dizaines de maquisards en 1944 au Pont Lasveyras.
Moment de mémoire intense et dont le renouvellement ne subit aucune érosion. Cette année j'étais accompagné par un camarade de l'IHS 33 qui fut très impressionné : presque 60 porte-drapeaux : ils étaient plus nombreux qu'à Souge d'après lui. Et le nombre de gerbes, tant d'associations, que de communes ou d'élus reflétait bien la nécessité de ces jeunes « morts pour la France ». Nous avons tous les deux regretté l'absence de l'IHS-CGT 24 (ou alors ils étaient très discrets).
La disposition des portes drapeaux sur les escaliers en V (de la Victoire) de part et d'autre de la stèle est une image marquante que ceux qui ne viendraient qu'une fois ne sauraient oublier. De même les photos d'écharpes, que ce soit de maires ou de députés, les militaires en uniforme, la présence de sous-préfets, rappellent que cette région, à cheval sur les départements de Dordogne, Corrèze et Haute-Vienne fut un haut lieu de la Résistance à la barbarie.
Cette année, c'était une chorale de Pompadour qui a entonné Le chant des partisans puis La marseillaise, qui ne furent malheureusement pas repris par la nombreuse assistance.
Comme souvent, le sol était détrempé, mais le temps fut clément pendant la cérémonie, et il n'y eut pas besoin d'ouvrir les parapluies. Mais souvenons-nous néanmoins que le 16 février 1944 il neigeait !
Quelques photos illustreront mon propos. Et j'espère que l'an prochain nous serons encore plus nombreux pour le 75ème anniversaire du massacre.
Et ce n'est pas fini...