Oradour.
Il ne s'agit pas du village martyr, mais d'Oradour sur Vayres, distant de quelques kilomètres. J'avais lu quelque part que c'était lui qui était visé et pas Oradour sur Glane, mais apparemment ce pourrait être une légende urbaine, les nazis sachant quand même lire une carte.
Comme dans beaucoup de villages limousins, la population est vieillissante et les retraités représentent plus de 40% des 1 500 habitants (alors qu'ils étaient plus de 2 000 en 1968). L'imposant hôtel de ville, contrastant avec un certain nombre de boutiques fermées, semble laisser deviner un riche passé. Et le monument aux morts témoigne de l'hécatombe provoquée par la grande boucherie d'il y a un siècle ; avec tous les hommes fauchés à la fleur de l'âge, comment s'étonner de voir les villages dépérir ensuite ? Mais comme dans beaucoup de villages limousins, il est agréable de venir s'y reposer au cours de vacances vertes. Les Britanniques ne s'y sont d'ailleurs pas trompés et j'ai eu l'impression d'une concentration très visible des Bretons d'outre-Manche.
C'est ce que nous avons fait en nous baladant le long de « la voie verte », ancienne voie du chemin de fer local réaménagée en piste cyclable. La gare est semblable à toutes celles de cette époque que l'on trouve un peu partout en Occitanie (au moins, car je ne sais pas comment c'est dans le nord) et comme ailleurs aussi, les bâtiments ont été réaménagés. Et, alors que la météo nous indiquait un temps pluvieux un peu partout en France, nous avons bénéficié d'un magnifique soleil au cours de nos balades.
Et ce n'est pas fini...