Bateau ivre.
J'aurais pu également intituler ce billet : « Y a-t-il un pilote dans l'avion ? »
J'avais voté Hollande au deuxième tour avec un peu plus d'enthousiasme que Royal cinq ans plus tôt. Je n'ai pas voté Macron, ni au premier ni au second tour : après les attaques qu'il avait menées contre nous lorsqu'il était ministre, il aurait fallu être maso ! FB me rappelait dernièrement que j'avais écrit à l'époque : « Trump élu, tous les espoirs sont permis pour Macron. »
Tout le monde pensait qu'on ne pouvait pas élire quelqu'un qui trahissait celui qui l'avait mis en selle ; c'était oublier bien vite comment Giscard puis Mitterrand avaient été élus (grâce à Chirac) : l'éthique n'est pas le fort des politique et les électeurs leur pardonnent bien vite ;
Le président actuel, pour encore trois ans - si, si ! -, pensait que l'élection présidentielle était la seule utile, et que les élections locales faisaient partie de l'ancien monde. Résultat, il est complètement dépassé par ce qui se passe dans notre pays, incapable d'entendre ceux qui ne sont rien ou des gaulois réfractaires. Ce sont pourtant ces gens, dont je fais partie en tant que retraité floué et maltraité qui représentent la réalité du pays ; et ce n'est pas en fuyant en Belgique ou en Argentine qu'il a des chances de pouvoir comprendre ce peuple dont il n'est pas issu.
Face à cela on trouve une majorité de députés figurants incapables d'avoir une pinion personnelle et qui se contentent, quand ils sont présents, de lever le doigt lorsque le chef le leur demande.
Hier les flash-balls tirées à hauteur de tête ont fait plusieurs blessés graves. Combien de temps notre jeune président va-t-il résister avant de demander à la troupe de tirer à balles réelles sur le peuple ? Tout est à craindre tant que le gouvernement continuera sur son cap, c'est à dire l'agression contre les plus faibles.
Et ce n'est pas fini...