Où sont les promesses ?
Je ne suis pas militant de la CIMADE, mais je pense que tout être pétri d'humanité et de fraternité ne peut que souscrire à cette adresse envoyée par le président Deltombe.
Monsieur le Président,
Cette année, vous avez permis l’enfermement, en métropole, de plus de 180 enfants derrière les barbelés des centres de rétention, et des milliers à Mayotte.
Cette année, des juges ont libéré de ces mêmes centres près d’une personne sur deux, sanctionnant ainsi les irrégularités commises par les administrations.
Cette année, vous avez fait adopter une loi, qui permet d’enfermer, d’expulser, de condamner, de bannir des personnes migrantes en réduisant leurs droits au risque d’aggraver leur désespoir.
Des hommes et des femmes sont poursuivies pour avoir voulu les secourir devant les tribunaux de Nice, de Gap et d’ailleurs.
Cette année, aux frontières italienne et espagnole, des exilés – dont des enfants – sont quotidiennement refoulés au mépris de la loi.
Partout en France, des personnes migrantes dorment à la rue ou dans des squats, parce qu’elles sont abandonnées par les pouvoirs publics. Faut-il rappeler votre engagement que personne ne dorme dehors ?
Pour lutter contre un prétendu appel d’air, dont l’existence n’a jamais été démontrée, vous appliquez une politique inhumaine à l’encontre des exilés.
Nous vous demandons d’adopter résolument une politique conforme aux droits fondamentaux auxquels vous affirmez votre attachement.
Monsieur le Président, faites que la France n’ait pas honte d’elle-même.
Et ce n'est pas fini...