Prime Macron : des syndicats interpellent leurs PDG pour exiger des augmentations de salaires !
Face au mouvement social, Emmanuel MACRON a annoncé des mesures en trompe-l'oeil limitées à celles et ceux ayant les revenus les plus faibles. Pour épargner les entreprises et les ultrariches, elles seront financées par de nouvelles coupes dans les services publics et la protection sociale.
Les entreprises sont également "invitées" à verser une prime de fin d'année à leurs salariés. Cette prime n'étant pas obligatoire, la majorité des entreprises ne la versera pas ou s'en servira comme d'un effet d'aubaine pour ne pas verser des augmentations prévues et profiter de la défiscalisation. C’est ce que confirment les premières remontées des grands groupes : une prime forfaitaire et limitée aux plus bas salaires alors que les négociations salariales sont bloquées et que, notamment pour les ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise, les augmentations collectives sont de plus en plus rares, remplacées par quelques augmentations individuelles arbitraires et inégalitaires. Dans de nombreuses entreprises, il n’y a pas eu d’accord salarial, ce qui signifiera souvent alors que l’inflation est estimée à 1,9 % en 2018, une baisse de pouvoir d’achat.
Non au partage de la pénurie !
Au lieu de taxer les profits et dividendes records, Emmanuel MACRON partage la pénurie au sein du monde du travail, au mépris de l'exigence de justice sociale et fiscale de la mobilisation.
Rappelons en effet que :
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Depuis 2009, 2/3 des bénéfices des entreprises du CAC 40 ont été distribués aux actionnaires sous forme de dividendes, contre 30 % en 2000. La France est la championne du monde du versement de dividendes.
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25 % de cadres sont payés en-dessous du plafond de la sécurité sociale (3 311 € brut mensuel) en 2018 contre 18 % en 2008. Le tassement des salaires pénalise les plus qualifiés.
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Un an après avoir validé son bac+5, un jeune diplômé est seulement rémunéré 30 000 € brut en moyenne, et 28 000 € brut un an après le bac +3.
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62 % des techniciens et professions intermédiaires considèrent que leur rémunération est en décalage avec leur implication, 61 % avec leur charge de travail et 51 % avec leur qualification.
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Les femmes cadres gagnent toujours 26 % de moins que les hommes pour un même temps de travail.
La CGT et son Ugict exigent des augmentations de salaires générales, la reconnaissance et la rémunération des qualifications et la suppression des inégalités F/H et appellent à la mobilisation aujourd'hui.
Dans les entreprises, les syndicats CGT interpellent leurs PDG et mobilisent les salariés pour exiger des augmentations collectives de salaires.
Et ce n'est pas fini...