Sombre avenir.
Il y a quelques années je me trouvais à Kassel, en Allemagne, avec entre autres des syndicalistes italiens, peu de temps avant des législatives. A l'époque, certains prévoyaient (craignaient ? ) l'arrivée au pouvoir du Mouvement 5 étoiles. Ils étaient en avance et c'est Renzi qui était sorti du chapeau. Ce n'était que partie remise et cette année, c'est arrivé. Bien que majoritaires, ces élus ne pouvaient gouverner seuls et ils choisirent de s'allier avec l'extrême droite. Que se passe-t-il quelques mois plus tard ? Eh bien ils sont en train de se faire bouffer par les fachos, beaucoup plus organisés et qui imposent leurs vues, ce qui n'est pas tellement surprenant après le fiasco de l'aventurisme romain.
Je parle de cela car ce matin au poste un intervenant faisait le rapprochement entre les gilets jaunes et ces démagos péninsulaires. Le sujet le plus utilisé par ces manifestants est « on ». sauf que tous les « on » ne désirent pas la même chose et comme « on » refuse toute représentation qui pourrait porter des revendications unitaires et les faire aboutir, le folklore continue. Mélenchon a beau dire que 70 % au moins de ce qui est revendiqué figurait dans L'avenir en commun, combien de ces jaunes sont-ils allés voter pour ce programme d'espoir ? N'oublions pas qu'une voix de plus par bureau de vote et JLM était au second tour.
Pendant ce temps-là, Philippot devient propriétaire de la marque et propose de faire la moitié de sa liste avec les gens des rond-points. Gageons qu'il les trouvera sans peine, ces gens allergiques au drapeau rouge et à L'Internationale, même si d'autres listes en auront récupéré aussi. Et à ce propos, j'espère que la militante communiste qui vient de se voir condamner à trois mois de prison ferme et trois ans d'interdiction de manifester (non, elle ne s'appelle pas Benalla)se trouvera en bonne place sur la liste du PCF pour les Européennes.
Et ce n'est pas fini...