Ecole et handicap.
Aujourd'hui se déroulait au lycée Victor Louis de Talence une journée de sensibilisation au handicap. Cette action se déroule chaque année auprès des élèves de 2nde qui côtoient un grand nombre de camarades en situation de handicap plus ou moins visible.
Mais pourquoi une telle concentration dans cet établissement ? Une des raisons principales est que juste à côté se trouve l'Institut d'Education Motrice qui héberge et prend en charge un certain nombre de jeunes en situation de handicap. Et je me souviens, la première fois que j'ai visité le lycée Victor Louis pour un stage, au début des années 1990, j'avais été très surpris par le nombre de fauteuils.
Plusieurs ateliers avaient été mis en place et les classes arrivaient pour environ une demi-heure, afin de poser des questions, autant diverses que variées. J'ai assisté à deux passages : l'un dans l'atelier intitulé « Paroles d'élèves », animé par une équipe de quatre jeunes : une paraplégique, une avec un handicap visuel, et deux IMC (un garçon et une fille). Ah oui, l'un de ces derniers a précisé à l'ensemble de l'assistance : « Infirme Moteur Cérébral ». Chacun a insisté sur la fatigabilité qui les freinait dans leurs efforts, le gros problème lorsque l'AESH n'était pas là (et pour une cela faisait un mois que cela durait) car ce n'est pas évident de quémander l'aide des camarades qui le font plus ou moins volontiers.
Second atelier visité : celui consacré au sport. Ils étaient quatre et pratiquaient le sport de haut niveau en s'entraînant au CREPS, lui aussi voisin du lycée. Ces témoins débordaient de joie de vivre et insistaient sur le sens de l'humour que possèdent la plupart des handicapés. L'une pratiquait le sprint et elle a fait circuler deux lames, celle consacrée au sprint et une autre, différente, qu'elle utilisait pour le cross. A chaque fois, elle précisait le prix de ses prothèses, comme dans l'atelier précédent le prix des fauteuils était toujours mentionné.
Les questions des élèves débordaient largement des questions scolaires et permettaient aux intervenants de faire part de leurs difficultés dans la vie quotidienne, notamment concernant les transports. Et là il y a encore des progrès à faire !
Et ce n'est pas fini...