Les fonctionnaires étaient dans la rue.
Je n'étais pas bien hier matin et j'ai préféré rester au chaud sans aller grossir les 5 000 manifestants dans les rues de Bordeaux. C'est extrêmement rare et donc j'ai emprunté un extrait de compte-rendu au monde.fr.
C’était la quatrième journée nationale d’action dans la fonction publique depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron – après celles du 10 octobre 2017 et des 22 mars et 22 mai 2018. Mais « c’est la première fois que le gouvernement se retrouve confronté à toutes les organisations syndicales qui rejettent un projet de loi », relève Mireille STIVALA (CGT), évoquant une « situation inédite ».
Les neuf syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) dénoncent une réforme à « la portée très grave », tant pour les agents que pour l’avenir des services publics. Ils critiquent « un passage en force » du gouvernement, qu’ils accusent de vouloir une fonction publique alignée sur les règles du privé, au détriment du statut de fonctionnaire et de l’indépendance des agents. Au contraire, le gouvernement a présenté son texte, qui facilite notamment le recours aux contractuels, comme une nécessité pour rendre l’administration « plus attractive et plus réactive » face aux « nouvelles attentes » des Français.
Le secrétaire d’Etat, Olivier DUSSOPT (ancien socialiste qui est allé à la même soupe que la droite extrême), a prévenu sur CNews qu’il n’y aurait ni retrait, ni renégociation de cette réforme car il s’agissait de « faire évoluer » le statut des fonctionnaires, pas de le supprimer :
« La réponse est non, pour une seule raison : nous avons eu quinze mois de concertation, six semaines de consultations officielles, ensuite j’ai accepté beaucoup d’amendements présentés par les deux syndicats qui ont joué le jeu des amendements, la CFDT et l’UNSA, et la commission des lois de l’Assemblée s’est saisie du texte qui sera examiné lundi. On améliore et on continue d’améliorer ».
Mais qu'est-ce qu'il y connaît cet ancien hamoniste à la fonction publique, lui qui n'a jamais travaillé que comme assistant parlementaire avant d'être élu ? Vraiment l'exemple type (avec d'autres, hélas de gauche) de quelqu'un qui n'a jamais calculé comment arriver en fin de mois. Je me souviens en début de carrière, j'étais heureux quand le 10 du mois je pouvais acheter un livre, et pourtant j'étais fonctionnaire de catégorie A.
Quatre jours de grève en deux ans, ce n'est pas beaucoup. Déjà, s'ils avaient été groupés cela se serait vu davantage. A quand la prochaine journée sans lendemain ? Ou alors est-ce qu'on réfléchit à une grève reconductible ? 36, 45, 68, 2020 ?
Et ce n'est pas fini...