Tristesse.
D'après la newsletter de L'OBS du 6 mai 2019.
Abomey et Ouidah, Ganvié, la Pendjari, avec ses 4 700 km2, qui s’étend sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, et l’un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l’Ouest. Son exploitation constitue l’une des seules sources de revenus dans cette région reculée du Bénin, à plus de 10 heures de route de la capitale économique, Cotonou.
Sa situation géographique, limitrophe avec le Burkina Faso, fait peser une menace constante, et désormais concrète. Le pays voisin est confronté à une dégradation de la situation sécuritaire sur son sol depuis trois ans, avec une accélération alarmante ces derniers mois.
La zone de Pendjari avait récemment été classée parmi les zones « formellement déconseillées » par le Quai d’Orsay, « compte tenu de la présence de groupes armés terroristes et du risque d’enlèvement ».
Les parcs sont des zones très difficiles à surveiller, malgré un renforcement des équipes de surveillance.
Anciennement Dahomey, surnommé « le quartier latin de l'Afrique » avant de devenir la République populaire du Bénin en 1975, le Bénin a longtemps été considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, une région où opèrent désormais de nombreux groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique (EI).
Selon des experts et des sources sécuritaires, le nord des pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest, comme le Togo et le Bénin, est devenu vulnérable ces derniers mois face à la stratégie d’expansion et de multiplication des fronts adoptée par les groupes armés.
Dans le parc du W, à cheval sur le Bénin, le Niger et le Burkina, « des combattants originaires du Mali auraient mené dès 2014-2015 une reconnaissance » jusqu’au Bénin, selon un rapport publié en mars par l’institut de recherche Thomas More.
Au Burkina, 90 % des attaques ne sont pas revendiquées. Elles ont été pour la plupart attribuées à Ansaroul Islam, au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ou à l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), mais une dizaine d’autres groupes, « plus petits et sans doute moins structurés » sont également actifs, selon International Crisis Group (ICG).
Quelle chance nous avons eu d'y aller entre 1975 et 1977, et notamment lors de nos permissions (nous étions VSNA) pour les vacances de Noël 1975. Je sens que je vais aller fouiller dans mes photos pour montrer sur ce blog la beauté de ce qui nous est maintenant interdit.
Et ce n'est pas fini...