Voilà, voilà...
« Au lendemain de la clôture des candidatures pour les élections du 26 mai, quatre listes se revendiquent des gilets jaunes. Trois sont affiliées à l’extrême droite, la dernière est une émanation directe du mouvement. » (Chapô d'un article de liberation.fr)
Bon, ça va ; de 300 000 individus farouchement individualistes, on arrive déjà à une fédération (à venir ?) de 4 listes. Y'en a un qui doit être vachement content, c'est le méprisant de la République. Après l'enfumage du « grand débat » dont les résultats sont nuls du fait de la non-prise en compte des revendications exprimées, les 25 jours de manifestations en week-end vont se traduire par un total de 1,5% des voix (+- 1%) aux élections européennes, et notre gouvernement menteur, éborgneur et mutilateur va en sortir conforté dans sa politique de destruction des conquis sociaux et d'attaque contre les classes moyennes inférieures.
Y aura-t-il une riposte syndicale d'envergure après ces élections ? Jusqu'à quand allons-nous supporter la malfaisance de cette droite extrême, avare, avide et nuisible à l'intérêt général ? Allons-nous mettre en œuvre ce que nous suggère ce couplet de L'Internationale :
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la banque
Ce qu'il a créé s'est fondu,
En décrétant qu'on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.
Si l'on en croit The Telegraph, journal britannique extrêmement conservateur titrait : « L'arrogance de Macron n'est dépassée que par sa stupidité ». Allons-nous continuer d'être la risée des peuples qui nous entourent ?
Enfin, j'espère que jeudi nous serons nombreux dans les rues pour défendre ce qu'il reste encore de nos services publics.
Et ce n'est pas fini...