La France est une République sociale.
Non, non, rigolez pas, c'est dans la constitution. « Social » : selon le petit Littré : conditions qui se rapportent au développement intellectuel, moral et matériel des masses populaires. Vains dieux, mais c'est quasiment du populisme ça, non ?
C'est sans doute pour cela que le méprisant de la République a choisi Jean-Paul DELEVOYE pour piloter la soi-disant nécessaire réforme des retraites. En effet, cet ancien ministre a servi sous Chirac, et il doit donc être considéré plus à gauche que le co-prince d'Andorre.
Or, que dit-il ce matin sur la radio nationale ? En substance : les conditions de travail des chauffeurs de bus et de trams de Bordeaux sont similaires à celles des employés de la RATP, qui ont de meilleures conditions de retraite. N'importe qui qui souhaite aller dans le sens du progrès SOCIAL aurait proposé d'aligner les traminots de Bordeaux sur ceux de Paris. Eh bien non : c'est le contraire qui devrait se passer. Et fi du chômage et de la diminution des réflexes qui arrive avec l'âge. On retrouve la même dialectique que lors du mariage pour tous. On veut étendre des droits à une catégorie de la population, et c'est une autre partie qui veut refuser cet alignement. Ce qui serait intéressant, ce serait que les chauffeurs bordelais, nommément cités, se joignent au mouvement parisien pour réclamer les mêmes « avantages ».
Je suis con ou utopiste ?
Et ce n'est pas fini...