Le délabrement du service public.
C'est le côté média dont je vais parler aujourd'hui, et notamment la radio. Fidèle auditeur de la station généraliste France Inter, je m'aperçois du résultat navrant des économies exigées par le gouvernement. J'en profite pour apporter tout mon soutien aux travailleurs de Radio-France mobilisés pour la défense d'un service public de qualité.
Mais qu'est-ce qui me permet d'être aussi catégorique ?
Il y a quelques décennies et pendant de nombreuses années, il y avait une émission nocturne fort appréciée par les auditeurs insomniaques ou un peu paumés : « Allo, Macha ? ». Après la retraite de cette dernière, « bonjour la planète » lui a succédé, entre 23 heures et une heure du matin.
Depuis plusieurs années, les programmes en direct s'interrompent à minuit pour ne reprendre qu'à 5 heures (6 heures le week-end). Et l'on nous repasse alors les programmes de la journée. C'est toujours ça d'économisé sur les salaires.
Cette année, un pas de plus vient d'être franchi : on a conservé le même nom à l'émission de 22 heures à minuit, « Le NRV », mais la deuxième heure est encore une retransmission enregistrée d'anciennes émissions.
On était habitués à ces rediffusions estivales (après tout les animateurs ont droit à des vacances eux aussi), mais là ça frise le foutage de gueule.
Je me demande si l'on pourrai aussi recycler nos anciennes redevances audio-visuelles, ça nous ferait faire des économies.
Et ce n'est pas fini...