« A consommer avec modération ».
Vers une société de la sobriété ?
Cette interrogation peut paraître assez incongrue quand on connaît l'immodération qui caractérise la plupart des parlementaires. Néanmoins, et pour le peuple en jaune des rond-points (ceux qui sont dans l'autre camp, comme dirait un préfet), c'est une interrogation fort prégnante, et ce n'est pas nouveau. Je me souviens avoir donné 1,5 € à un malheureux qui était en train de se demander quel article de ses maigres courses il allait laisser à la caisse du supermarché.
L'épate, attisée par une publicité forcenée, semble être le moteur voulu par nos gouvernants. La grande idée n'est (était) – elle pas : « Enrichissez-vous ! » ?
Il va quand même falloir penser à une réduction du « toujours plus ».
Lorsque j'étais en activité, je disais toujours aux élèves qu'une montre à 20 € (c'était il y a longtemps ! ) donnerait le même nombre de minutes qu'un montre à 200 €.
Ces voitures 4x4 (SUV) qui envahissent nos villes où il est de plus en plus difficile de circuler et de se garer sont-elles vraiment nécessaires ?
La richesse indécente des patrons du CAC40, montrée en modèle par nos dirigeants, n'inspire pas à davantage de sobriété.
Alors plus de sobriété, bien sûr. Mais l'exemple doit venir d'en haut : c'est toujours ce que j'ai essayé de faire pendant mes 40 et quelques années à l'éducation nationale : montrer l'exemple.
Et ce n'est pas fini...