Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

De la police et autres FDO.

10 Septembre 2020, 00:10am

Publié par Bernardoc

Comme annoncé un peu plus haut...

Quelques témoignages de mes relations officielles avec les commissariats de Mérignac, d'Eysines ou la gendarmerie de St Médard.

Première expérience : je vois un paquet dans la boîte aux lettres ; je le laisse car je désirais le laisser découvrir par Maeva. Surprise, lorsqu'elle ouvre la boîte, il y avait seulement des prospectus et pas d'effraction. Je ramasse les prospectus et file au commissariat. Naïvement je pensais qu'avec ces éléments on pouvait facilement trouver l'entreprise de distribution et la personne responsable du secteur. La réponse qui me fut faite m'a laissé pantois : « Mettez un leurre, surveillez votre boîte aux lettres, prenez quelqu'un sur le fait et alors nous interviendrons ». Surveiller une boîte aux lettres, la tâche première d'un Principal !

Toujours dans le même commissariat : je viens déposer plainte pour intrusion (ce n'était pas la première fois). Au bout de ¾ d'heure d'audition, la fliquette me dit : « Je vais prendre votre main courante ». « Madame, dis-je, je représente l'Etat et je souhaite déposer plainte. » « Non ». Je rentre donc au collège et contacte le service juridique du rectorat qui me conseille de contacter le commissaire, et sinon de déposer plainte directement auprès du procureur de la République. Le commissaire me dit qu'il m'enverra une équipe le lendemain. Ils débarquent à deux dans mon bureau, je redis ce que j'avais dit la veille. Au bout de ¾ d'heure une fliquette me dit qu'il y a bien de quoi déposer une main courante. Je lui dis qu'elle n'a rien compris. Finalement le commissaire me rappelle pour me dire que le surlendemain ma plainte sera enregistrée. Plus de deux heures donc et deux déplacements : un collège ZUS peut se permettre de libérer un Principal autant que cela.

Autre établissement, secteur gendarmerie à l'époque : je vois un intrus s'enfuir en scooter. Je relève le numéro et dit aux gendarmes que je suis prêt à porter plainte nommément et non « contre x » s'ils retrouvent le propriétaire du scooter (à moins qu'il ait été volé). J'ai relancé deux fois la gendarmerie sans obtenir de réponse.

Ensuite nous sommes passés sous contrôle de la police nationale. Délégué d'un candidat aux législatives, je reçois par la poste une enveloppe avec mon adresse tapée à la machine, sans adresse d'expéditeur, avec à l'intérieur un montage non signé avec l'expression « casse-toi, pov' con ». Je souhaitais déposer une main courante pour dénoncer cette lettre anonyme. Ce n'était pas une lettre anonyme me dit la fliquette. Finalement elle me tend une feuille avec son nom et sa signature, mais sans motif car « il n'y en a pas ». J'écris au procureur pour faire corriger ce papier. Réponse : « On ne sait pas qui a rédigé ce document ». Pendant que j'étais au commissariat j'en ai profité pour demander pourquoi la Déclaration des Droits de l'Homme n'était pas affichée (ce qui avait été une décision du grand ministre Pierre Joxe) en laissant mon nom et mon numéro de téléphone. Eh bien oui, vous avez raison, on ne m'a pas recontacté.

Dernier mois d'activité : en deux heures j'ai vu débarquer trois équipes de gendarmes parce qu'un élève ivre le matin avait été pris en charge par l'infirmière. J'ai quasiment éclaté de rire à la troisième.

Faites confiance à la police, toujours républicaine et au service de la population et surtout jamais violente !

Et ce n'est pas fini...

Commenter cet article