Bonne question !
« Où sont passés les cahiers de doléances ? » se demande Sud ouest dimanche aujourd'hui.
Initié par le gouvernement pour tenter d'étouffer les revendications sur le terrain, ces cahiers étaient disponibles dans les mairies, qui les ont transmis à la préfecture après la « consultation ». 16 337 registres, 600 000 pages : pour quoi faire ? Apparemment il y a eu une synthèse de faite, puis on l'a enterrée. Tous les gouvernements ont pratiqué l'enfumage, mais là en plus il y a le cynisme.
J'avais rempli une page dans ma mairie ; j'étais allé sur le site du « grand débat », j'avais rempli le questionnaire allégé, puis fait des suggestions dans le questionnaire développé : ça m'avait occupé et pendant ce temps-là j'étais moins attentif à ce qu'il se tramait dans les hautes sphères. J'avais participé à un débat organisé par une commune voisine : à quoi bon ?
Il y a eu la conférence sur le climat : on s'en fout, c'est le parlement qui fait les lois (c'est vrai!).
Des députés ont lancé une enquête sur le monde d'après : jamais eu de nouvelles.
Et après on voudrait que les gens s'intéressent à la chose politique ? Mais à quoi bon. Comme le disait si bien une affiche que j'avais mise dans mon bureau de CPE : « Le fascisme c'est Ferme ta gueule ; la démocratie c'est : Cause toujours. »
Non vraiment, plus je vieillis, plus je pense qu'il faut tout bloquer pour conquérir des améliorations tant quantitatives que qualitatives, tant financières que sociales : nos parents nous l'ont montré en '36 et nous les avons imités en '68. Les quadras sont perdus, tous macronistes, restent les jeunes, mais quand ?
Et ce n'est pas fini...