Ca y est, j'ai tout compris !
Et dire que j'ai failli sauter dans le train de ceux qui osaient critiquer l'augmentation de 15% des frais de nos députés.
Et oui, je m'en suis rendu compte hier soir en allant acheter mon pain qui venait d'augmenter de 15% en 24 heures. Et donc, la nourriture de base de nos représentants étant le pain, il fallait bien que leur indemnité de frais puisse suivre l'inflation. Ce n'est pas comme les smicards, qui eux, c'est bien connu, mangent de la brioche, et dont le salaire n'a eu besoin que d'une augmentation de 0,9%. Ne parlons pas des retraités, ces nantis qui ont subi l'augmentation de plus de 20% de la CSG, et qui en plus ont l'outrecuidance de descendre dans la rue pour se plaindre.
L'augmentation du prix du timbre doit aussi être compensée, même si les députés préfèrent utiliser la voie dématérialisée pour inonder nos boîtes aux lettres électroniques de leur propagande, en se gardant toutefois de répondre, même par un simple accusé de réception, lorsque nous les interpelons pour qu'ils se fassent nos interprètes à l'Assemblée.
L'augmentation des prix du gaz et de l'électricité n'est que broutille : 1,61% pour l'électricité, ce qui se traduit par une augmentation de 59% depuis 2004, alors que l'inflation depuis cette date n'a été que de 21%.
Au fait, depuis quand le point d'indice de la fonction publique est-il gelé ? Comme le disait Véran à l'Assemblée : c'est un quizz auquel je refuse de répondre (comme s'il ignorait les rodomontades de son mentor – je ne parle pas des dirigeants de son ancien parti).
Et ce n'est pas fini...