Je suis VIEUX et j'assume.
Titre d'un article de La Croix du 15 novembre 2021
Rien que ce titre montre le scandale qu'aucun gouvernement n'a cherché à combattre depuis des décennies.
Alors que la productivité s'accroît, notamment grâce aux machines de plus en plus performantes, au lieu de faire baisser le temps de travail les patrons pensent d'abord aux profits, les actionnaires aux dividendes. Donc, pour le même résultat, on a besoin de moins de salariés, donc on licencie, CQFD ! Et qui licencie-t-on en premier ? Ceux qui coûtent le plus cher, c'est à dire les plus anciens, ceux qui sont en fin de carrière et dont les salaires sont les plus élevés.
A leur âge, il devient pratiquement impossible de retrouver du boulot, et donc ils vont se retrouver au chômage, d'où l'importance vitale de ne pas les pénaliser par une réforme inique.
Pendant ce temps-là, on reporte l'âge de départ officiel en retraite ; je fais partie des derniers qui ont pu prendre leur retraite à taux plein à 60 ans, et on (le gouvernement) reviendrait volontiers sur les 35 heures.
Et le chômage est toujours bien présent.
Pourtant, si un gouvernement progressiste voulait résoudre le chômage, il faudrait commencer par réduire le temps de travail : 32 heures par semaine, retraite à 60 ans (il vaut mieux payer des retraités que des chômeurs), et d'un seul coup les comptes de la Sécu redeviendraient positifs. Mais effectivement, il faudrait verser davantage de salaires, et peut-être envisager une répartition des richesses différente. On n'en est pas encore là, d'où l'importance des luttes syndicales, car cela m'étonnerait qu'une solution politique apparaisse après les futures élections.
Et ce n'est pas fini...