Ces élus qui s’opposent aux 1 607 heures
Extrait de l'Humanité du 8 décembre 2021.
Promulguée en 2019, cette réforme doit s’appliquer dans toutes les collectivités territoriales dès 2022. Elle prévoit des facilités pour les délégations de service public, les transferts d’agents vers le privé et l’emploi de contractuels, ainsi qu’une annualisation du temps de travail à 1 607 heures.« Travailler plus pour gagner le même salaire, c’est du jamais-vu »,s’offusque Florian Carol, secrétaire général des CGT territoriaux d’Ivry-sur-Seine, lors du rassemblement organisé mardi devant la préfecture de Créteil (Val-de-Marne).« Cette réforme est la goutte d’eau de trop, d’autant que les salaires de la fonction publique sont gelés depuis douze ans »,poursuit Cédric Quintin, responsable de l’UD CGT 94.
Les sept maires communistes du Val-de-Marne, l’EPT (établissement public territorial) Grand-Orly Seine Bièvre, présidé par Michel Leprêtre (PCF), ainsi que les communes d’Arcueil (EELV) et de Cachan (PS) s’opposent à l’application de ce texte, quand bien même l’exécutif se dit prêt à saisir la justice.« À force d’accepter des réformes injustes, on se retrouve à gérer l’austérité », dénonce Denis Oztorun devant les manifestants.« Ils vous comparent toujours au privé, mais, dans le privé, le premier salaire n’est pas en dessous du Smic comme dans la fonction publique territoriale et les salariés ont souvent plus de jours de congé »,complète le maire PCF de Bonneuil-sur-Marne, à la tête de la fronde face aux menaces de mise sous tutelle des collectivités récalcitrantes formulées par la préfète du Val-de-Marne.
Bravo à ces élus qui font de la résistance et refusent la détérioration des conditions de travail des fonctionnaires !
Au Haillan, dans ma commune, la maire, qui est (était ?) hamoniste, s'est empressée de faire voter cette délibération avec le soutien des Insoumis, d'EELV et du PS. La seule qui s'y est opposée, soutenue par deux élus de l'opposition, a été l'élue communiste. Résultat, sa délégation lui a été retirée. Ainsi va la démocratie...
Et ce n'est pas fini...