Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
« Référendum, proportionnelle... Macron tente un rattrapage sur les institutions »
Titre d'un article de Libé Matin
Eh bien non, ce n'était pas une élection par tacite reconduction, comme aurait aimé le sortant. Après cinq ans de mépris et de mauvaise élection en 2017 (cf. abstentions, blancs et nuls) il a agi comme si toutes les voix qu'il avait recueillies étaient pour la suppression de l'ISF, l'amputation des APL, l'augmentation de la CSG (+ 20%), la dégradation des conditions d'indemnisation pour les privés d'emploi, le gel des salaires (à ne pas confondre avec les primes) et des pensions, la tentative (avortée) de réforme des retraites, la casse du baccalauréat, la proportionnelle oubliée malgré les promesses faites à Bayrou...
Le seul point positif, à mon avis, fut la gestion de la crise sanitaire...une fois dépassés les mensonges du début.
Maintenant, quand il sera réélu pour son deuxième et dernier quinquennat, il aura les mains entièrement libres pour poursuivre la casse des conquis sociaux mis en place par le CNR (« Les jours heureux »). Il n'aura pas de bilan à défendre, ni de réélection à envisager : il peut donc raconter n'importe quoi pendant dix jours, cela ne l'engage à rien.
Et ce n'est pas fini...