La semaine de quatre jours pour travailler plus.
C'est le titre d'un article du Monde aujourd'hui. Dans combien de temps cette question paraîtra-t-elle ridicule, comme la question du vote des femmes ou la majorité à 18 ans ?
La productivité a fait d'immenses progrès depuis le siècle dernier et la tendance a toujours été de diminuer le temps de travail : des 48 heures et deux semaines de congés payés aux 35 heures et cinq semaines de congés payés. Pourtant la production ne fait que croître, ce qui a pour effet d'engraisser de façon indue les actionnaires.
Au moment où le méprisant de la République nous parle de sobriété (pour qui ?), sans parler de décroissance, il est peut-être temps de penser à ralentir la croissance. N'oublions pas que nous avons épuisé les ressources de la terre au bout de six mois, et c'est une durée qui se raccourcit dangereusement chaque année.
Une meilleure répartition des richesses voudrait que le travail soit mieux rémunéré : que les entreprises passent à quatre jours et embauchent. Ce serait un progrès fabuleux pour la survie des retraites et de notre sécurité sociale issue des idées du Conseil National de la Résistance.
Certaines entreprises ont déjà opté pour ces horaires et n'ont eu aucun problème d'embauche.
Alors qu'attendent les patrons et les fonctions publiques pour commencer à appliquer ces belles résolutions ?
Et ce n'est pas fini...