Antigone.
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Après l’annulation de Phèdre la veille, j’avais réservé au Théâtre du nord-ouest une place pour Marlène et Marilyn. Je me retrouvais être le seul spectateur ! Je basculais donc sur la salle voisine qui présentait la tragédie des enfants d'Œdipe (Sophocle). J’aurai donc droit à du théâtre classique malgré tout.
Après l'exil du roi Œdipe, sa descendance se déchire pour le trône de la cité de Thèbes. Ses fils : Etéocle et Polynice, s'affrontent pour le pouvoir, et meurent tous deux. Mais si Créon, le frère d'Œdipe et nouveau roi de Thèbes, accorde à Etéocle les honneurs mortuaires, il interdit que Polynice soit enterré.
Antigone, la nièce de Créon, se révolte contre cette décision, et décide de respecter la loi divine et d'enterrer Polynice, au risque de sa propre mort.
Aucun décor dans cette salle noire, et aucun artifice pour les comédiens qui jouaient vraiment à la mode antique : ce qui primait était donc le texte, très fort.
Sophocle a aussi écrit Electre, mais cette représentation m’a fait penser au film de Michael CACOYANIS avec Irène PAPAS dans le rôle titre, qui étéit une adaptation non pas de Sophocle, mais d’Euripide.
Bravo aux artistes qui ont porté ce fabuleux texte avec brio, malgré le parti-pris du metteur en scène qui pouvait être déstabilisant.
Et ce n’est pas fini...