Cinéma au conseil départemental.
Hier nous étions invités à la projection de deux courts-métrages à l’amphithéâtre Badinter : Side to side et Auxiliaire, deux films ayant trait au handicap et aux accompagnants/aidants.
Le premier retraçait un voyage en side-car jusqu’en Iran avec un hémiplégique : ils pensaient que c’était impossible, alors ils l’ont fait ! Et le handicap était quasiment oublié, symbole d’une parfaite réussite de l’aventure.
Le deuxième film nous montrait le couple que formait un handicapé et son auxiliaire de vie, les rapports de complicité, la franchise indispensable dans les relations et surtout l’humour qui présidait à leur relation, qui ont failli se dégrader lorsque l’auxiliaire envisageait de partir pour une croisière d’un an. Finalement, l’attachement a été le plus fort et il a renoncé à sa croisière (si j’ai bien compris), d’ailleurs il était présent dans la salle avec le réalisateur.
Je suis intervenu en disant que l’accompagnement devait commencer dès l’école pour les handicapés de naissance, et pour cela il faudrait rendre visibles et reconnaître les AESH (Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap) tout en en recrutant massivement.
Parmi les invités à la table ronde il y avait l’ancien maître de Maeva en UPI que je suis allé saluer et lui dire qu’elle ne l’avait pas oublié. A l’époque il se déplaçait avec de cannes anglaises, maintenant il est en fauteuil motorisé : la sclérose en plaques l’a bien diminué et il nous a expliqué qu’il avait besoin d’être aidé dans ses tâches quotidiennes.
Un après-midi humainement enrichissant.
Et ce n’est pas fini...