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Le blog de Bernard SARLANDIE

Délicieuse nostalgie.

29 Août 2025, 11:14am

Publié par Bernardoc

Hier soir, T18, une des nouvelles chaînes de la TNT, diffusait Diabolo menthe, un film de Diane KURYS que nous avions vu à notre retour du Ghana, et qui commençait à la rentrée scolaire 1962 au lycée (de filles!) Jules FERRY de Paris.

Deux sœurs, Anne qui rentre en 4èmeM1 (M pour « moderne », c’est à dire sans latin) et Frédérique qui arrive en 2nde en sont les principales héroïnes. En ‘62, je rentrais en 3èmeM au lycée mixte Jean AICARD à Hyères, après avoir fait ma 6ème (M7) et le premier trimestre de 5ème au lycée (de garçons!) Jacques DECOUR, pas très loin d’ailleurs de Jules FERRY. C’est dire si ce film tout en délicatesse me parle.

Dès le départ la pauvre petite pied-noir oubliée dans la cour révèle un monde de l’éducation renfermé sur lui-même et insensible au monde alentour. La surveillante générale (?) est à peine caricaturale, comme la prof de dessin découverte un peu plus tard dans une salle de dessin très similaire à celle que j’avais connue. Moi j’avais des hommes, mais leur comportement était très semblable. Ne parlons pas de la prof de maths, j’ai connu des profs aussi malheureux.

La discussion dans une famille montre qu’à cette époque, seule une minorité de privilégiés avait accès au lycée, prête à dénoncer les profs d’histoire communistes.

Le moment le plus émouvant du film est le récit-témoignage d’une élève qui a assisté au massacre de Charonne mais qui ne débouchera sur aucun commentaire ou débat pour cause de sonnerie. On assiste aussi à la naissance d’une prise de conscience politique, qui mettra fin à des années d’amitié entre filles, mais en initiera de nouvelles, et son corollaire : les attaques de lycéens fascistes et antisémites (les filles s’appellent Weber) contre les sympathisants de gauche.

On assiste aussi au cours de cette année à l’évolution des deux sœurs, tant dans leurs rapports entre elles qu’avec les autres, notamment l’autre moitié du monde.

Ce film avait obtenu le prix Louis DELLUC, et c’était amplement mérité.

Et ce n’est pas fini...

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