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Le blog de Bernard SARLANDIE

Si c'est Le Figaro qui le dit...

19 Novembre 2025, 14:22pm

Publié par Bernardoc

In Le Figaro du 18 novembre 2025

Les Français plébiscitent le système de santé et s’inquiètent pour son avenir.

Arrêts maladie, franchises médicales, réforme des retraites… Le budget 2026 de la Sécurité sociale (PLFSS) suscite d’âpres débats à l’Assemblée nationale depuis le 4 novembre dernier. Or les Français s’avèrent particulièrement attachés à notre système de santé et de protection sociale, mais pensent qu’il va se dégrader à l’avenir, selon un sondage Odoxa publié en exclusivité avecLe Figaro santé ce lundi. Neuf Français sur dix se disent ainsi attachés à ce système, qu’ils jugent meilleur que celui des autres pays européens ou des États-Unis. Mais 88 % d’entre eux craignent que le PLFSS 2026 ne dégrade sa qualité.

En outre, la quasi-totalité des Français (96 %) font du système de santé un enjeu clé pour la prochaine présidentielle. Et 83 % des électeurs assurent que les propositions des prochains candidats en ce domaine auront un impact important sur leur vote, révèle cette enquête, réalisée pour le lancement des États généraux de la santé et de la protection sociale, avec le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po. Cet événement, annoncé par la Mutualité française en juin dernier, tombe en pleine séquence parlementaire, mais vise aussi officiellement à pré­parer l’élection présidentielle de 2027. Ainsi, 90 % des sondés se disent ainsi ­attachés à leur système de santé et de protection sociale - 55 % y sont même « très attachés ».

Et pour preuve, c’est même « l’un des rares domaines où les Français pensent que leur pays dispose d’un net avantage concurrentiel sur ses voisins », commente Gaël SLIMAN, président d’Odoxa.

En revanche, les Français semblent ­lucides sur la trajectoire que semble prendre le sacro-saint État-providence, en crise depuis des décennies. Et ce, d’autant plus à l’heure des débats budgétaires sur les économies à réaliser sur les dépenses de santé. À la question « Vous, personnellement, craignez-vous que ce budget de la Sécurité sociale dégrade la qualité de notre système de santé et de protection sociale ? », 88 % des sondés ­répondent par l’affirmative, dont 51 % « oui, beaucoup ».

Par ailleurs, 82 % craignent que ce sys­tème ne devienne de toute façon plus inégalitaire à l’avenir. Cette crainte ­augmente proportionnellement à l’âge des sondés : 72 % des 18-24 ans ; 77 % des ­25-34 ans ; 81 % des 35-49 ans ; 84 % des 50-64 ans et 86 % des 65 ans et plus. Une lucidité sans doute liée à l’expérience, et au fait que, l’âge avançant, on est davantage concerné par les problématiques de santé et de pensions de retraite. Non sans un certain paradoxe, puisque ce sont les plus jeunes qui risquent davan­tage, à l’avenir, d’être pénalisés par ces potentielles inégalités…

En toute logique, la quasi-totalité des sondés - 96 % - juge que la préservation de ce système de santé et de protection sociale devrait être un sujet majeur pour le prochain président de la République ; 60 % pensent même que ce doit être « une priorité » de son action. Là encore, cette dernière conviction est proportionnelle à l’âge des sondés : elle concerne 46 % des 18-24 ans, 52 % des 25-34 ans, 59 % des 35-49 ans, 64 % des 50-64 ans et 65 % des 65 ans et plus.

Les sondés sont en outre 83 % à assurer que les propositions des candidats à la présidentielle dans ce domaine auront un impact important sur leur vote. Un chiffre en augmentation depuis neuf ans (55 % en 2016, 64 % en 2022).

Les hommes politiques semblent, du moins, avoir entendu le message. Pour la première fois en une décennie, une majorité des sondés (59 %) estime que les questions de santé et d’assurance-maladie sont souvent évoquées dans les débats ­politiques et électoraux. Une vraie bascule dans l’opinion publique : lors des précédents scrutins, les sondés déploraient qu’elles ne le soient pas, alors qu’elles représentaient déjà un sujet d’intérêt majeur pour eux. Ainsi, en 2016, avant la présidentielle de 2017, les trois quarts des Français (75 %) jugeaient ces sujets trop peu évoqués.

Toutefois, les Français aspirent surtout à prendre part au débat : 82 % pensent qu’une consultation directe des citoyens serait pertinente pour identifier leurs besoins et attentes en matière de santé et protection sociale.

Enfin, 76 % estiment qu’une démarche telle que les États généraux de la santé et de la protection sociale pourra « créer une dynamique pour faire du sujet de la protection sociale un enjeu clé de la prochaine présidentielle ». Reste à plancher sur les solutions pour préserver ce modèle social si cher - dans tous les sens du terme - aux Français.

Et ce n’est pas fini...

t Le Figaro qui le dit...

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