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Le blog de Bernard SARLANDIE

En 2025, les décès ont pris le pas sur les naissances, en chute libre

15 Janvier 2026, 13:59pm

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 14 janvier 2026 (extraits)

L'an dernier, le nombre des décès en France a dépassé celui des naissances, selon le bilan de l'Insee publié mardi.Malgré ce solde négatif de 6.000 personnes, la population a augmenté de 0,25 %.

2025 restera l'année de la grande bascule démographique pour le pays. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre de décès en France a été plus élevé que celui des naissances.

Seuls 645.000 bébés sont nés l'an dernier, selon le dernier bilan de l'Insee publié ce mardi, soit 2,1 % de moins qu'en 2024 et 24 % de moins qu'en 2010, année du dernier pic de naissances. En parallèle, 651.000 décès ont été enregistrés, un chiffre en hausse de 1,5 % sur un an. Le solde naturel de la population a ainsi été négatif de 6.000 personnes sur l'année.

La France n'est pas un cas à part : en 2024, 20 pays sur les 27 de l'Union européenne affichaient un solde négatif. « Mais ce qui frappe, c'est la diminution rapide du solde naturel dans l'Hexagone », observe Sylvie Le Minez, responsable de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. En 2006, il était positif de…302.400 personnes ! Au 1er janvier 2026, la France comptait 69,1 millions d'habitants, dont 2,3 millions dans les départements d'outre-mer. La population a continué à augmenter de 0,25 %, grâce à un solde migratoire positif estimé par l'Insee à 176.000 en 2025.

La tendance amorcée au printemps dernier où le solde naturel du pays avait basculé dans le rouge s'est donc confirmée. Ce qu'aucun démographe n'avait imaginé voir advenir si tôt. L'Insee anticipait un croisement des courbes des naissances et des décès en…2035. Mais, ces dernières années, la fécondité a baissé plus vite et plus fortement que ce qui avait été envisagé, entraînant une dégringolade des naissances. En 2025, l'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est ainsi tombé à 1,56 enfant par femme (et même à 1,53 en France métropolitaine) après 1,61 en 2024.

La fécondité recule chez les femmes de 25-34 ans, soit l’âge où elles sont les plus fécondes. L'âge moyen à la maternité atteint désormais 31,2 ans, contre 30,4 dix ans plus tôt. « La fécondité des hommes suit la même évolution », précise Sylvie Le Minez. Les décès ont, eux, continué à augmenter avec l'arrivée des générations du baby-boom à des âges de forte mortalité. L'espérance de vie atteint néanmoins son niveau le plus haut : elle est de 85,9 ans pour les femmes, ce qui en fait l'une des plus élevées de l'Union européenne, quand pour les hommes elle se situe à la 10e position, estimée à 80,3 ans. Cette hausse de l'espérance de vie participe au vieillissement de la population française. D'après l'Insee, 11,1 % des habitants ont plus de 75 ans et 22,2 % sont âgés de plus de 65 ans, soit presque autant que les moins de 20 ans (22,5 %).

L'évolution démographique du pays est devenue un sujet de préoccupation majeur pour la classe politique. « La fin programmée de la croissance démographique remet en question les fondements de notre modèle socio-économique », résume Pauline ROSSI, prix du meilleur jeune économiste du « Monde » et du Cercle des économistes en 2023, qui publie ces jours-ci « Le Déclin démographique, une urgence économique ».

Mais les jeunes adultes souhaitent moins d'enfants que dans le passé. Selon l'Institut national d'études démographiques (Ined), le nombre idéal à leurs yeux est désormais de 2,3, contre 2,7 en 1998. De plus, l'arrivée du premier enfant est plus tardive.

Une enquête de l'Union nationale des associations familiales (Unaf) présentée la semaine dernière montre que le manque de confiance dans l'avenir et le coût de l'enfant sont les deux premiers freins. Les ruptures dans la politique familiale pèsent également. « Les politiques publiques doivent se donner comme but d'aider les gens à avoir le nombre d'enfants qu'ils souhaitent », a plaidé Bernard TRANCHAND, le président de l'Unaf, lors d'une conférence de presse.

Pour mémoire : https://bernard-sarlandie.over-blog.fr/2026/01/bonne-annee.html

Et ce n’est pas fini...

 

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