Le cri d’alarme de la Cimade
Il y a deux ans, la loi asile et immigration dite loi Darmanin (janvier 2024) et, un an plus tard, la circulaire prise par Bruno RETAILLEAU alors ministre de l’Intérieur (janvier 2025), marquaient un cap supplémentaire en matière de graves atteintes aux droits des personnes étrangères.
Sous couvert de "fermeté", ces textes consacrent la primauté de l’arbitraire de l’administration, au service de politiques migratoires dont la seule boussole semble être devenue l’assimilation des personnes étrangères à des indésirables. Le tout dans un contexte politique et médiatique où règne la suspicion à l’égard des personnes exilées, et où la restriction sans précédent des voies de régularisation s'impose avec, en parallèle, une criminalisation croissante des personnes étrangères.
Deux ans après, les équipes de La Cimade font un bilan particulièrement alarmant des effets délétères de ces textes sur la vie des personnes étrangères.
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➜ Des vies brisées : en 2025, 46 parents d’enfants français et 20 personnes arrivées mineures en France ont été placées en centre de rétention administrative rien qu’à Rennes et en Guyane. Combien d’autres, invisibles, ont subi et subiront le même sort ? |
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➜ Des régularisations devenues mission impossible : les critères d'appréciations sont si restrictifs qu'ils excluent la majorité des personnes sans papiers, même si elles travaillent en France depuis plusieurs années. |
Ces lois ne ciblent pas des "statistiques", mais des personnes réelles bien vivantes : des voisins, des collègues, des parents d’élèves et bien d’autres encore. Certains même travaillent depuis des années. Pourtant, l’État persiste à les traiter comme des indésirables, au mépris des conventions internationales et des valeurs de la France que sont la solidarité, l’accueil et le respect des droits humains.
Et ce n’est pas fini...