Encore une réussite attalo-philippo-macronienne.
In L’Humanité du 10septembre 2026 (extraits)
Revenus insuffisants, privations, vie à découvert…Le 20ème baromètre du Secours populaire français, publié ce jeudi, dresse un état des lieux qui s’assombrit.
Un accident de la vie et tout peut basculer. Les récents incendies l’ont tragiquement rappelé. Ce jeudi 10 septembre, le Secours populaire français (SPF) dévoile sa nouvelle édition du baromètre Ipsos sur la pauvreté – précarité en France et en Europe. Réalisée auprès de 10 000 adultes dans dix pays, l’étude dresse un état des lieux. « Les résultats dessinent un panorama aussi sombre que celui des années 2022-2024,marqué par des revenus insuffisants, des privations qui s’aggravent et une précarité qui s’installe durablement, en France comme partout en Europe », note le SPF.
Plus d’un quart des Français sont concernés (26 %), tandis que la part de ceux qui estiment avoir une« bonne situation » atteint son plus bas niveau depuis 2022 (15 %). Parmi les personnes en situation de précarité, trois sur quatre évoquent des revenus insuffisants (77 % contre 71 % en 2025). Ils ne sont qu’un Français sur deux à parvenir à mettre de l’argent de côté, et seulement« un peu ». Un tiers peinent à boucler leur budget, et deux sur dix vivent à découvert (18 %, en hausse de 3 points par rapport à l’année précédente).
Cette précarité touche aussi les travailleurs : pour quatre Français sur dix (40 %), les revenus ne suffisent pas à couvrir l’ensemble des dépenses, une tendance en forte hausse après une amélioration l’an dernier (ils étaient 30 % en 2025 et 38 % en 2024). Sans grande surprise au regard de ces résultats, cette année, les renoncements pour raisons financières augmentent. Les loisirs et les sorties arrivent en tête. Ils sont 73 % à déclarer n’avoir pas pu faire de sorties ou avoir de loisirs en famille à cause d’une situation financière difficile (contre 64 % en 2025). Et 50 % expliquent avoir eu froid, mais ne pas avoir augmenté le chauffage du domicile. De même, trois Français sur dix n’ont pas pu couvrir leurs besoins alimentaires et ont dû renoncer à des soins. Et quatre sur dix redoutent de ne pas pouvoir payer leur loyer ou rembourser leur crédit immobilier.
En 2026, la précarité énergétique frappe toujours plus fort, relève le baromètre : 12 millions de Français souffrent du froid et/ou des fortes chaleurs. Face aux factures d’énergie et au coût du carburant, ils sont un quart à avoir dû renoncer à des dépenses essentielles, comme l’alimentation et la santé au cours des douze derniers mois. Pourtant, ils s’efforcent de réduire leurs dépenses : 76 % ont mis en place au moins une action pour réduire le montant de leur facture d’énergie, et 60 % plusieurs, comme couper le chauffage dans certaines pièces, limiter la température à moins de 18 °C, ne pas utiliser le four, prendre moins souvent des douches ou les prendre froides…Pour eux, le froid pèse nettement sur leur santé : fatigue accrue, mais aussi troubles du sommeil…Que l’on retrouve en période de fortes chaleurs.
Et ce n’est pas fini...