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Le blog de Bernard SARLANDIE

Accordéons-nous !

21 Mars 2012, 23:44pm

Publié par Bernardoc

         Un mercredi du Haillan un peu différent, puisqu’il s’est déroulé en deux parties. La première se déroulait à l’heure de l’apéro à la bibliothèque. C’était un entretien avec Guy KLUCEVSEK, accordéoniste new-yorkais en tournée européenne. Patrick DUVAL, de l’association Musiques de nuit menait la discussion, grâce à l’aide d’une interprète adhérente du comité de jumelage avec Enderby.

         Nous apprîmes ainsi comment le petit Guy était tombé amoureux de l’accordéon, et comment il avait dû harceler ses parents pour qu’ils consentent à lui offrir un accordéon, en commençant par un petit modèle, qui a grandi en même temps que lui jusqu’à l’imposant piano à bretelles qui l’accompagne aujourd’hui. Cet instrument, très populaire dans les années 1950 aux Etats-Unis d’Amérique, qui disparut presque complètement lors de l’avènement du  « King » Elvis PRESLEY. Mais le virus avait irrémédiablement atteint Guy et ne le quitta plus.

         Il puise son inspiration dans les livres, chez d’autres compositeurs à qui il rend hommage, sans compter les sollicitations pour illustrer musicalement certaines œuvres littéraires. Nous en avons eu la démonstration tant à la bibliothèque qu’un peu plus tard à l’église. Juste avant de terminer son récital, il remercia chaleureusement Musiques de nuit de lui avoir permis de jouer dans un endroit avec une acoustique qui était sans aucun doute la meilleure qu’il ait expérimentée lors de ses tournées.

   Malheureusement, dans les deux endroits, le public était très clairsemé. Espérons pour Guy que demain soir, en payant plus cher au Rocher de Palmer les spectateurs soient plus nombreux : l’artiste le mérite.

   Quelques photos en suivant le lien :


https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20120321KLUCEVSEK?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPmyp-Tq0LTyIg&feat=directlink

 

Et ce n’est pas fini…

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Les mots venus d'ailleurs.

20 Mars 2012, 23:27pm

Publié par Bernardoc

         Ça ne vous dit rien ? A quelques mots près, c’était le titre (L’aventure des mots français venus d’ailleurs) d’un livre d’Henriette WALKER publié en 1997 chez Robert Laffont. Et dans le cadre de la journée de la francophonie, l’Alliance française de Bordeaux avait invité la célèbre linguiste à faire une conférence sur ce thème.

         L’amphithéâtre Robert BADINTER était plein, avec une population d’enfants puisque la soirée devait se terminer par la remise de prix à des élèves de la rive droite qui avaient écrit des poèmes en s’inspirant des 10 mots de la semaine de la langue française (autrement, songe, chez, caractère, transports, naturel, histoire, âme, penchant, confier.

         Après les mots de bienvenue de Jean TOUZEAU, vice-président du Conseil général chargé des relations internationales - mon homologue donc, et c’est pourquoi j’avais été invité -, et un bref rappel de l’histoire de l’Alliance française de Bordeaux Aquitaine qui fête ses trente ans cette année, l’invitée prit la parole.

         Après une mise en bouche originale où elle récrivit trois fois un poème de Verlaine avec des mots venus de trois pays différents, elle fit un large balayage historique de l’origine des mots qui ont enrichi notre langue au cours des siècles. J’ai appris, et je pense un bon nombre d’entre nous également, que le gaulois avait été parlé sur notre territoire pendant un millénaire (500 ans de part et d’autre de Jésus Christ).

         L’auteure avait pris conscience de la jeunesse de son public et elle a constamment utilisé une pédagogie ludique pour le faire réagir.

         A la fin de son exposé, nous eûmes droit à un mini-concert guitares et saxophone par trois élèves de Kju qui furent excellents. Je me demande s’ils interviennent toujours au réfectoire lors de leurs anniversaires, car c’était quelque chose de très sympa.

         Enfin, pour terminer la soirée, succéda à la remise des prix la lecture par le directeur de La Lucarne les textes primés ? Et nous fûmes conviés, non pas au pot de l’amitié, mais au verre de la fraternité, au cours duquel je me fis dédicacer un des deux livres que j’avais apporté : Honni soit qui mal y pense, « L’incroyable histoire d’amour entre le français et l’anglais ». Il ne me reste plus qu’à le lire maintenant avant qu’il rejoigne son étagère. J'en ai également profité pour la remercier d'avoir été une des premières signataires de la pétition pour L'Esperanto au bac. 

         Les photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Walter?authuser=0&authkey=Gv1sRgCJfz4Zf_nvz3fg&feat=directlink

 

Et ce n'est pas fini...

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On lâche rien !

19 Mars 2012, 12:16pm

Publié par Bernardoc

         Dans les réseaux sociaux, depuis quelques semaines on parlait de 20 à 30 000 personnes à la Bastille. Dans le train en montant à Paris hier matin, je lisais le quotidien Sud-Ouest  qui titrait une de ses photos : « Jean-Luc MELENCHON prévoit d’emmener un cortège d’au moins 25 000 personnes ». Dès le lancement de cette prise de la Bastille, et compte-tenu du succès des meetings du candidat du Front de Gauche, qui tournaient tous autour de 10 000 personnes, je me disais qu’il serait normal que nous soyons au moins 100 000. Eh bien, j’étais trop juste puisque de grands médias nationaux qui sont loin d’être favorables au Front de Gauche ont évalué la foule à 120 000.

         J’ai profité du voyage aller pour récolter quelques dizaines de signatures pour L’esperanto au bac en faisant remarquer que notre candidat venait de signer la pétition. Mais j’étais un peu déçu de traverser des voitures presque vides : sans aucun doute le prix proposé par la SNCF (50% plus cher qu’un billet ID-TGV) a dissuadé plus d’un participant potentiel.

         En débarquant place de la Nation, les drapeaux, les affiches, les calicots et les autocollants nous jaillirent au visage, et une camarade nous proposa de nous équiper d’une pancarte « Vite, la 6ème République ! ». Ainsi équipés, avec un drapeau du PG et un drapeau du FdG, les SARLANDIE étaient prêts pour la marche sur la Bastille.

         Après une jonction pour la photo familiale avec le FdG du Var, nous partîmes à la recherche de l’Aquitaine, que nous n’avons pas trouvée à l’endroit prévu. Mais nous avons quand même retrouvé quelques camarades du PG-VI° Gironde avec lesquels nous avons partagé quelques kilomètres, jusqu’à ce que je me fasse alpaguer par un étudiant en journalisme. J’ai fait remarquer à ce dernier qu’un sondage venait de prédire 29% d’abstentions et que si nous parvenions à les convaincre, nous réaliserions au moins 40% au premier tour, ce qui mettrait le FdG largement en tête. Il a trouvé que le vieux militant que je suis était très optimiste, ce en quoi il n’avait pas vraiment tort. L’entretien fut écourté par l’arrivée du carré de tête. Comment étions-nous passés devant lui ? Je n’en ai pas la moindre idée.

         A l’arrivée à la Bastille, devant une place déjà bien remplie, nous nous arrêtâmes devant le premier écran qui nous a permis de jouir du spectacle et du discours du candidat, que nous voyions quand même en vrai sur la tribune (qui n’était pas la scène des artistes).

         Accents gaulliens pour un discours deux fois plus court que d’habitude (à peine plus de vingt minutes) qui faisait le lien entre le passé et l’avènement de la VI° République dont il brossa les caractéristiques à grands traits.

         A la fin de son discours tous les manifestants n’étaient toujours pas arrivés à la Bastille, si bien que le discours fut rediffusé sur l’écran pour que chacun puisse en profiter, tandis que les premiers arrivés s’engouffraient dans le métro, dont par prudence les portes pour handicapés avaient été ouvertes, pour rejoindre leurs gares respectives. Joyeuse ambiance dans les couloirs, sur les quais et dans les rames, avec un conducteur qui nous balança au micro « Bonne fin de voyage, Camarades ! ». Inutile de vous dire qu’il reçut une ovation.

         Comme à l’aller, nous eûmes la chance de voyager en 1ère classe, contents de l’évènement historique que nous venions de vivre.

         Les photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20120319LaBastille?authuser=0&authkey=Gv1sRgCL6F7LPcyMaPpQE&feat=directlink

 

Et ce n’est pas fini…

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On l'a prise !

18 Mars 2012, 23:33pm

Publié par Bernardoc

 On rentre juste de Paris : à 23h30 passées, pas le temps de traiter les photos et d'écrire l'article sur cet évènement majeur. Juste modifié les chiffres dans l'article d'hier.

  Rendez-vous demain.

Et ce n'est pas fini...

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Tour de chauffe.

17 Mars 2012, 21:52pm

Publié par Bernardoc

         Avant de prendre la Bastille demain, un meeting du Front de Gauche se déroulait au Palais des congrès de Bordeaux, salle de 1 200 places. Et malgré France-Galles, dernier match du Tournoi des VI nations, la salle était comble, y compris le balcon. Le candidat n’était pourtant pas là, puisqu’il planchait sur le thème de l’école devant la FCPE. Nous (eh oui, nous y étions en famille) n’étions pas en avance (euphémisme), et ce qui m’a frappé en arrivant, c’était le nombre de fauteuils roulants en haut de la salle. On peut donc mesurer l’impact de la campagne depuis le meeting du 1er décembre à Talence avec Jean-Luc MELENCHON : à l’époque nous étions 3 200 pour un meeting régional, et aujourd’hui plus de 30% de ce nombre pour un simple meeting départemental. Ce n’est pas étonnant que le score (minoré) monte dans les sondages et en effraient certains, tel L’express qui titrait son édito : « Pour en finir avec Mélenchon ».

         Se sont donc succédés à la tribune : Eric COCQUEREL(PG), Stéphanie TREILLET (C&A, pas le magasin, eh banane !), Christian PIQUET (GU) et Marie-George BUFFET (PCF).

         Chacun, au milieu de nombreuses interruptions applaudissantes, a développé des idées du Front de Gauche. Mais la plupart des présents connaissaient le programme L’Humain d’abord, et en fait nous étions venus communier, nous motiver encore davantage pour les 35 jours de campagne officielle qui s’ouvre, et surtout, pour ceux qui n’auront pas les moyens de venir prendre la Bastille (les tarifs proposés par la SNCF sont au moins trois fois plus élevés pour les militants du FdG que pour les UMP dimanche dernier), nous renforcer dans notre volonté de mettre en œuvre la Révolution citoyenne qui conduira à la VI° République.

         Cette fois-ci nous avons chanté La Marseillaise avant L’Internationale, avec la plupart des candidats aux législatives qui avaient rejoint la scène. Donc, excellente mise en jambes avant demain.

         Les photos en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20120317MeetingFdG17312?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOWusN7U8YfN1gE&feat=directlink

 

Et ce n’est pas fini…

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Vous m'en direz des nouvelles.

16 Mars 2012, 23:32pm

Publié par Bernardoc

         Ce n’est pas la première fois que la bibliothèque organisait une telle animation, en partenariat avec Lettres du Monde et le lecteur Alexandre CARDIN. Et agréable surprise ce soir : quasiment que de nouvelles têtes (mais j’ai loupé plusieurs séances) et que je n’avais remarquées dans aucune autre animation du Haillan.

         Quatre nouvelles au programme, chacune illustrant L’art de paraître en public. Quatre auteurs venant d’horizons différents, brièvement présentés par Olivier DESMETTRE étaient au programme.

         D’abord, un auteur espagnol nous fit partager son angoisse et ses désillusions parfois lors de lectures publiques de son œuvre. Puis un tchèque, Jaroslav HAšEK (auteur du brave soldat SVEJK) nous fit sourire avec Une entreprise sérieuse qui nous narra les déboires d’un propriétaire de cirque de puces. Un autre auteur nous entraîna dans le surréalisme de la robe « Sensation », taillée dans un tissu de nanoparticules tandis que le comédien termina ses lectures par les angoisses de l’acteur concernant l’évolution de sa pomme d’Adam et des organes phonatoires.

         C’est un plaisir que ces lectures publiques et après avoir pratiqué ce genre d’exercices en classe pendant une quinzaine d’années, je ne m’étonne pas d’avoir suscité le goût de la lecture chez mes élèves, du moins si j’en crois les témoignages des parents qui, chaque trimestre, venaient me le confirmer.

         Trois photos montrant les protagonistes et les auditeurs attentifs en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Nouvelles?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOiahdyEmaC3-wE&feat=directlink

 

Et ce n’est pas fini…

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C'était le VI° Printemps des poètes de Limeyrat.

15 Mars 2012, 08:49am

Publié par Bernardoc

Voilà, c’est fini ! On est fatigués mais heureux ! Heureux d’avoir offert à tous les visiteurs d’ici et d’ailleurs une promenade poétique à travers les écrits d’auteurs d’hier et d’aujourd’hui, dans des langues différentes, les expressions enfantines et l’art contemporain.

Heureux d’avoir accueilli 17 classes, de la maternelle au collège, pour leur faire découvrir que l’on pouvait vivre la poésie autrement, de manière ludique : la lire en murmurant ou en déclamant, en riant ou en chantant, seul ou en groupe,  l’écrire, aussi, sous notre vénérable séquoïa transformé en cabane Queneau où tous les ingrédients étaient disponibles pour libérer l’expression...

Il fallait voir ces petits de maternelle courir au beau milieu des toboggan, balançoire et autre pont de singe pour découvrir tel ou tel poème sans s’occuper des jeux...

Heureux d’avoir dépassé le cadre scolaire, en guidant à travers le village, des pensionnaires d’une maison de retraite, un groupe du secours populaire /Upop et un d’un centre social réalisant ainsi un de nos objectifs: faire du Printemps des poètes, une manifestation intergénérationnelle.

Intergénérationnelle aussi fut la rencontre lors du cocktail poétique où plusieurs adolescentes lurent avec talent les textes de leur choix, mêlant ainsi leurs voix aux nôtres.

Pour ceux qui préféraient la poésie en musique, «Lily Justine trio» interpréta ses propres chansons dans une ambiance tout sourire !

 Dimanche 11 mars, rendez-vous était donné à tous les bâtisseurs pour ériger,  avec le plasticien Jean-Marc Pomier, une «Maison de la Poésie» au son du saxophone. Belle réussite tortueuse, aérienne ...mais éphémère !

Tout au long de la semaine, ce sont plus de 700 visiteurs qui ont emprunté ces chemins insolites de la poésie.

Une grosse satisfaction pour nous donc et beaucoup de gratitude envers toutes celles et ceux qui ont participé à la quête de poèmes - et parfois même à leur traduction - pour enrichir l’espace multilingues. Les réseaux amical et surtout familial ont fonctionné à merveille.

Deux photos en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Josiane?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNOm5rKUnPqwIQ&feat=directlink

 

Josiane BALLESTA

Et ce n’est pas fini…

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Déception.

14 Mars 2012, 21:47pm

Publié par Bernardoc

Vendredi 9 mars, nous sommes allés voir Hair au Pin Galant. Comme je m’y attendais la majorité du public faisait partie de la même génération que nous, ces soixante-huitards qui ont refusé d’étouffer totalement leurs idéaux de jeunesse. Mais malgré le renfort de nombre de personnes de la jeune génération, disons entre 16 et 30 ans, cela ne suffisait pas à remplir la salle de spectacle, et c’était surprenant de mon point de vue, surtout qu’à la location en ligne peu de places apparaissaient vacantes.

Habituellement je dis « les absents ont eu tort », mais là je ne suis pas loin de penser qu’ils ont eu raison. Le programme nous promettait 21 artistes et musiciens, en fait il n’y avait que douze acteurs et quatre musiciens qui ont fait ce qu’ils ont pu.

Je n’avais jamais vu la comédie musicale avant, mais j’étais bercé depuis plus de quarante ans par le disque de la version anglaise. Et là j’ai eu du mal à reconnaître ce que j’avais beaucoup aimé tant le son était criard et sursaturé. J’avais l’impression d’être devant un spectacle de la Star’ac, ce qui ne doit pas être considéré comme un compliment, malgré quelques chorégraphies réussies.

Si le nombre d’artistes a été réduit, c’est peut-être une conséquence du non-remplissage des salles et donc la difficulté à payer les cachets.

Un bon point toutefois : l’accueil : la troupe, qui a l’air de s’amuser et de bien s’entendre, excite le public dès son entrée jusqu’au début de la pièce. Ce grand n’importe quoi est-il un moyen pour eux d’échapper au trac ? Mais il paraît que seuls les gens qui ont du talent ont le trac…

En relisant le livre de la saison au Pin Galant, je m’aperçois que la très flatteuse présentation de The American tribal love rock musical était tirée du Figaro. Je m’étonne un peu moins donc de ne pas avoir aimé.

Et ce n’est pas fini…

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Les associations face à la crise.

11 Mars 2012, 08:48am

Publié par Bernardoc

Tel était le thème du troisième forum de la vie associative organisé par le conseil général de Gironde. Cette année j’y participais avec ma casquette d’Esperanto-Gironde. Trois intervenants, mais le premier à lui seul méritait le déplacement puisqu’il s’agissait de Henri PENA-RUIZ .

Lorsque l’animateur, Jean PETAUX, lui donna la parole, il fit part de sa grande émotion à s’exprimer devant un amphithéâtre qui n’avait pu accueillir tous ceux qui souhaitaient participer. Sur un ton posé et non agressif, le philosophe a démontré que le gouvernement actuel était tout sauf un gouvernement qui mettait en place des mécanismes de solidarité. C’est pour cela qu’il a regretté que le Sénat – à gauche, rappelons-le - ait laissé passer le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) et le pouvoir incontrôlable qu’il va donner aux banques. Il a donné en exemple les fermetures des maternités de proximité et la manifestation qu’il avait faite avec ses amis du Front de Gauche devant un hôpital parisien qui venait de fermer sa maternité.

Après nous avoir lu le « Discours sur la misère » que Victor HUGO a prononcé à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1949, il a enchaîné en disant qu’il était temps de laisser « Place au Peuple ». Il me semble que c’est le même discours que Jean-Luc MELENCHON avait lu à Besançon.

Continuant à attaquer les banques, il a répété que ce n’était pas l’économie qui devait primer, mais « L’Humain d’abord ».

Il reçut une véritable ovation à la fin de ses quarante minutes d’intervention, mais vu les grimaces des élus en tribune et la désertion, à la fin de son discours, de deux autres conseillers généraux, je me suis demandé s’ils savaient qui ils avaient invité !

Lui succéda, et ce n’était pas facile, une autre enseignante de Sciences Po : Chloé GABORIAUX. Elle maîtrisait parfaitement son sujet mais s’est contentée de lire sa communication, ce qui ne favorise pas l’écoute.

Enfin, et après suppression de la pause annoncée, le sociologue Roger SUE nous a engueulés pendant trois quarts d’heure, du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti et il m’est revenu en mémoire les reproches que m’adressaient certains collègues lorsque je défendais avec passion mon point de vue, qui était parfois celui de l’administration qu’ils combattaient. Je suppose qu’il faut s’y habituer. Cet intervenant était brillant également, dans un autre style, vous l’aurez compris, mais il aurait pu éviter de critiquer l’Ecole pendant une dizaine de minutes, car cela ne rajoutait rien à sa démonstration en faveur des associations. Je ne suis pas intervenu, car justement le sujet n’était pas l’école, mais ça m’a démangé.

Isabelle DEXPERT, vice-présidente du conseil général a conclu cette fort intéressante demi-journée.

Trois photos en suivant le lien : la tribune et les places laissées vacantes par les élus :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/AssosCG2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOPuj_Os4MfiYg&feat=directlink

 

Et ce n’est pas fini

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Citoyens !

10 Mars 2012, 15:43pm

Publié par Bernardoc

         Une fois de plus, cela devient maintenant une tradition, les jeunes majeurs étaient conviés en mairie ce matin pour retirer leur carte d’électeur, terme que je préfère à « carte électorale », initié par Charles PASQUA lorsqu’il était ministre de l’intérieur et des cultes. En effet, pour moi, « carte électorale » continue à signifier carte des circonscriptions et photographie des résultats.

         Malgré la proximité des élections présidentielle (la dernière de la V° République ?) et législatives, ils n’étaient qu’une petite douzaine à s’être déplacés ce matin, certains accompagnés de leurs parents. Ceci est de bon augure.

         Mais que penser de ceux qui ont refusé ce rendez-vous citoyen ? Avaient-ils trop fait la fête hier soir et ont-ils eu des difficultés à se lever pour être présents à 11 heures dans la salle du conseil ? Espérons qu’ils n’oublieront pas de se rendre dans le bureau de vote qui leur sera affecté dès le 22 avril, pour le premier tour.

         Une nouveauté cette année : une introduction par les jeunes élus du conseil municipal des enfants qui avaient réfléchi à ce que la majorité apportait dans la vie d’un citoyen. C’était pas mal fait et on peut penser que ceux-là ne rateront pas le rendez-vous d’ici six ans.

         Pour moi, ce fut agréable de voir d’anciens élèves, notamment des volleyeuses du temps où le volley féminin était un pôle d’excellence de Zola, et de discuter avec d’autres de leur progression dans les études.

         Un rendez-vous pour lequel je fais toujours mon possible d’être présent, ne serait-ce que pour l’exemplarité.

         Les photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20120310Citoyens?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKDF0Zz9xqr9hQE&feat=directlink

 

Et ce n’est pas fini…

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