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Le blog de Bernard SARLANDIE

Comment voudriez-vous que l'Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment ?

19 Janvier 2019, 10:57am

Publié par Bernardoc

Ces deux questions n'ont pas leur place ici.

Pour organiser le nouvel Etat, il faut réunir d'urgence une assemblée constituante (cf. L'Avenir en commun).

Quand à l'administration, les structures existent pour en débattre : ce sont les syndicats et en particulier la CGT qui vient de confirmer sa première place dans la fonction publique.

Et ce n'est pas fini...

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Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près de citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

18 Janvier 2019, 08:41am

Publié par Bernardoc

Et si on commençait par montrer l'exemple et réduire le nombre des ministres ? Tous ne sont pas indispensables, il n'y a qu'à voir les réponses aux députés : « Ma question s'adresse à tel(le) ministre... » et c'est un (e) autre qui répond. Donc visiblement il y a des économies à faire de ce côté-là. Il n'y a pas trop d'échelons (à part peut-être les intercommunalités) et il faut redonner aux mairies leurs anciennes prérogatives : cela devient le parcours du combattant pour se faire établir CNI ou passeport.

Les départements ont acquis une maîtrise sur le plan social et il serait néfaste de vouloir leur retirer ce pouvoir d'aider les plus en précaires, mais pour cela il faudrait rétablir les dotations que Sarkozy avait commencé de réduire.

Visiblement la fusion de plusieurs régions n'a pas contribué aux économies, au contraire : voir en région Occitanie. Cela n'a pas non plus facilité les relations avec les citoyens : j'ai posé une question concernant les lycées girondins, la réponse est venue six mois plus tard de Limoges !

Au plus près des citoyens : c'est le maire. Encore faut-il le considérer comme le représentant des citoyens de sa commune et non comme le bras du pouvoir central : les préfets sont là pour cela. Toutefois, il faut limiter les mandats pour éviter de construire des féodalités locales qui risquent de tourner au clientélisme, à l'opposé de toute démocratie vertueuse. Cependant, une grave erreur avait été faite par Peillon qui a tenté de retirer certaines prérogatives de l'Education nationale au profit des communes.

Et ce n'est pas fini...

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Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

17 Janvier 2019, 00:25am

Publié par Bernardoc

« Notre modèle social est mis en cause » dit le méprisant, fortement conseillé par Sarkozy qui l'admire (et non qu'il admire, vu qu'il n'aime que lui).

Et il ose mettre en cause les cotisations sociales sur lequel ce modèle, créé à la Libération par le ministre des travailleurs Ambroise CROIZAT et mis en place grâce à l'engagement des militants de la CGT – tiens, c'est sans doute cela qui dérange. Donc on commence par supprimer les cotisations, ce qui provoque le déficit que l'on sait. Ensuite, on diminue les prestations...en espérant que les mutuelles -facultatives mais nécessaires puisque la sécu réduit de plus en plus sa participation - compenseront...sans augmenter leurs tarifs.

On augmente les restes à charge : les dépassements d'honoraires (cadeau de Giscard aux « pauvres » médecins) s'emballent, les médecins hospitaliers utilisent les hôpitaux publics pour des consultations privées hors de prix, les franchises diverses de Mrs DOUSTE-BLAZY et SARKOZY sur les consultations (1€), les médicaments (0,5€) les injections (0,5€) les transports en ambulance (1€) ; le forfait hospitalier que vous avez augmenté début 2018 de 18 à 20€ ; le forfait sur les actes dits lourds (supérieurs à 120 €) qui vient également, selon vos « bons soins » d’être « revalorisé » de 18 à 24 € au 1er janvier 2019.

Je ne parle pas des prothèses dentaires : mon dentiste me laissait, après participation de ma mutuelle, 1 500 € de ma poche. En allant voir un dentiste plus éloigné, je n'en ai eu « que » pour 500 €. heureusement que je ne suis pas au RSA !

Jed ne pense pas « déconner », comme le dit si élégamment l'autre, mais visiblement, là aussi il est à côté de la plaque. Je me demande dans combien de temps on va annoncer la privatisation de NOTRE Sécu.

Et ce n'est pas fini...

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Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

16 Janvier 2019, 07:21am

Publié par Bernardoc

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

 

Oh que voilà une question vicieuse ! Cela rappelle exactement la méthode Sarkozy, juste avant ma retraite où c'était nous qui devions demander la fermeture de postes, pourtant nécessaires au bon fonctionnement de l'établissement. Alors, allons-y gaiement.

Depuis que le méprisant de la République a pris ses fonctions, il me semble qu'il y a eu des dépenses de vaiselle ou de décoration dont on aurait pu se passer au palais, non ? Si nous voulons une République exemplaire, l'exemple doit venir d'en haut, puisque le règne est vraiment vertical.

Nous avons vu des déplacements de 150 km effectués en avion ; n'est-ce pas un peu cher , N'y a-t-il pas de moyens plus économiques ? Par exemple, bien que j'habite à proximité de l'aéroport, si je veux me rendre à Paris, prendre le train ne me prend pas plus de temps.

Si le gouvernement était populaire, peut-être n'aurait-il pas besoin de mobiliser tant de forces d'accompagnement (dites « de l'ordre ») pour le protéger de la foule des manants ?

Il n'y a absolument aucune économie à faire concernant les services publics (« le patrimoine de ceux qui n'en ont pas » dit Ségolène), au contraire il faut arrêter la casse et procéder, comme l'avait fait de Gaulle,ce dangereux révolutionnaire gauchiste en son temps, aux nationalisations nécessaires. L'argent fourni par les usagers profiterait ainsi à l'Etat et n'irait pas engraisser les actionnaires pour qui seul le profit est important et non le bien-être des populations.

Je trouve, en toute modestie, que je formule des propositions constructives, mais je doute être pris en compte dans les conclusions du débat qui sont en train d'être rédigées.

Et ce n'est pas fini...

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Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

15 Janvier 2019, 14:38pm

Publié par Bernardoc

Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, il s'agit de la première question posée par notre méprisant de la République, qui ne changera rien à ce qu'il a continué de casser. N'oublions pas qu'il avait déjà commencé au cours du quiquennat précédent avec ses mentors Hollande (toujours là) et Valls (heureusement disparu).

La justice fiscale passe par une refonte de l'impôt sur le revenu en augmentant les tranches pour arriver jusqu'à la confiscation de ceux qui dépassent un revenu indécent (sans les mettre obligatoirement en prison comme le font les Japonais avec Ghosn). Cela revient, bien entendu, à rétablir l'ISF.

Maintenir la taxe d'habitation pour tous, afin de compenser la baisse des dotations financières de l'Etat vers les communes, dont c'est un des principaux moyens de financement.

Bien entendu, faire la chasse aux fraudeurs et obliger les patrons du CAC 40 à payer leurs impôts en France.

Pour les sportifs domiciliés fiscalement ailleurs, qu'ils jouent pour les pays où ils paient leurs impôts : je ne leur reconnais pas le droit de nous représenter, eux qui ont bénéficié de tous les avantages de notre République sociale et qui refusent de s'acquitter de leur dette envers elle.

Ces prélèvements permettraient de supprimer la TVA, impôt le plus injuste qui soit et qui taxe de la même façon indifféremment le milliardaire ou l'indigent.

Nationnaliser sans indemnité ni rachat les autoroutes qui deviendraient gratuites, comme il était prévu à l'origine.

Cela fait déjà deux baisses importantes qui influeront fortement sur le pouvoir d'achat des ménages qui manifesteront alors bien volontiers leur consentement à l'impôt, d'autant que, la disparition du CICE permettra d'orienter les sommes ainsi récupérées vers l'amélioration des services publics plutôt que vers des cadeaux aux actionnaires.

Si je participe au débat (je n'ai pas encore pris ma décision), je ne pense pas que ce que je viens d'écrire soit pris en compte, alors je pense que je vais apporter quelques réponses aux questions via mon blog, en espérant qu'il soit partagé au maximum.

Et ce n'est pas fini...

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Le capitalisme, c'est ça...aussi.

14 Janvier 2019, 11:51am

Publié par Bernardoc

Dans une enquête diffusée dimanche, l’émission « Capital » de M6 démontre que le grand groupe américain détruit des millions de produits invendus encore utilisables. lemonde.fr, 14 janvier 2019

 

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la banque
Ce qu'il a créé s'est fondu,
En décrétant qu'on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

 

Pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu, il s'agit du quatrième couplet de ce formidable chant d'espoir qu'est L'Internationale. Cet hymne approche de ses 150 ans et on voit qu'il est, hélas, encore d'une brûlante actualité.

Au moment où la France descend dans la rue tous les samedis depuis plus de deux mois pour réclamer plus de justice dans tous les domaines, voici ce que le capitalisme triomphant affiche : accroître toujours plus les dividendes à distribuer aux actionnaires avides et narguant les sans-abri et les crève-la-faim, qui, contrairement à ce qu'affirment avec arrogance les tenants de la majorité ne sont pas responsables de leur état.

Les millionnaires de la chanson vont donner mauvaise conscience aux pauvres qui ne pourront acheter les CD ou DVD des Enfoirés, alors que dans l'idée de leur fondateur, Les restau du Coeur ne devaient être qu'une aide passagère en attendant que l'Etat réorganise le partage des richesses et éradique la misère. Qu'en est-il plusieurs décennies après ? Les riches sont devenus plus riches et les pauvres sont devenus plus pauvres.

Et que nous propose-t-on ? De choisir la couleur du papier peint ! Décidément ce président-méprisant n'a rien compris, ou alors il le fait exprès pour remplir le contrat qu'il avait passé avec les financeurs de sa campagne.

Nous n'avons pas fini de souffrir, à moins que...

Et ce n'est pas fini...

 

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Les bienfaits de la lecture pour les enfants et les jeunes.

13 Janvier 2019, 13:37pm

Publié par Bernardoc

Si l'apprentissage de la lecture n'est pas toujours facile au début, une fois maîtrisée, elle ouvre des portes vers des mondes magiques ou imaginaires, fait voyager et permet de nombreuses découvertes. La lecture est une activité aux nombreux bienfaits :

    • Une meilleure connaissance de la langue ;

- Se cultiver ;
- Développer son imaginaire ;
- Diminuer le stress ;
- Faire travailler son cerveau.

Lors de mes six premières années de carrière, je me souviens que chaque trimestre au moins deux familles me disaient que j'avais donné le goût de la lecture à leur enfant et me demandaient des conseils de lecture. Je me suis toujours dit que j'avais sauvé (libéré ? ) au moins 36 élèves.

Et que dire de cet autre rencontré le mois dernier, 38 ans après, qui se souvenait que je les avais emmenés voir Le malade imaginaire.

Oui, décidément, la ecture est bien résumée dans ces intertitres d'un article trouvé sur le net.

Et ce n'est pas fini...


 

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Dernier de cordée ?

12 Janvier 2019, 23:00pm

Publié par Bernardoc

Ce qualificatif pourrait sans doute s'appliquer à notre député : le site nosdeputes.fr indique que celui que d'autres que moi ont élu, mais qui est quand même mon député légitime, se situe dans le dernier quart de l'assemblée pour son activité parlementaire :

- 28 interventions en commission ;

    • 11 amendements proposés ;

    • 8 propositions de loi ;

    • 4 questions écrites.

Encore un qui doit trouver que la soupe est bonne !

Et ce n'est pas fini...

  •  

 

 

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Les oubliés.

11 Janvier 2019, 14:49pm

Publié par Bernardoc

Dans mes vœux, rédigés après avoir entendu ceux du méprisant de la République, j'avais remarqué que les enseignants ne faisaient pas partie de ses priorités.

Extraits d'un article du monde.fr du 10 janvier 2019.

Les « stylos rouges » ont publié un manifeste avec treize revendications. Outre l'arrêt des suppressions de postes, le retrait du jour de carence pour maladie qui a été rétabli pour les fonctionnaires, une rediscussion de la réforme du lycée, davantage de moyens pour les élèves en difficulté ou encore la création d'une médecine du travail dédiée, ils souhaitent en premier lieu le dégel du point d'indice.

Jean-Michel Blanquer a affirmé : « Je sais que l'on a un problème de pouvoir d'achat des professeurs », tout en précisant que le point d'indice n'était pas « l'alpha et l'oméga du pouvoir d'achat ».

Le différentiel de traitement des enseignants français par rapport à leurs homologues d'autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou par rapport à d'autres cadres de la fonction publique est important.

Le point d'indice sert de base au calcul de la paie des fonctionnaires. Il est augmenté régulièrement pour corriger l'inflation et pour que les fonctionnaires ne perdent pas de pouvoir d'achat. Plusieurs gouvernements ont cependant choisi de geler le point d'indice pour limiter l'accroissement du poids de l'éducation nationale dans le budget de l'Etat qui est l'un des plus gros postes de dépenses.

Depuis 2010, le point d'indice n'a été revalorisé que deux fois, en 2016 et en 2017.

L'inflation a été très ténue pendant les années de ralentissement de la croissance (2009-2010 et 2013-2016), mais elle s'est depuis ranimée.

En 2018, la hausse des prix a approché du seuil symbolique des 2 %, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Même si elle devrait refluer en 2019, elle est toutefois attendue autour de 1 %.

Selon les calculs du syndicat CGT, un enseignant du secondaire (catégorie A) qui gagne actuellement 3 112 euros brut mensuels aurait pu prétendre à 3 562 euros si le point d'indice avait suivi l'inflation ; pour un adjoint administratif (catégorie C), la perte est de 249 euros, soit plus de 14 % de son salaire.

Les revalorisations des grilles devraient avoir lieu cette année, comme s'y est engagé le gouvernement en réponse aux « stylos rouges ». Sur le quinquennat, 1 milliard d'euros devraient être consacrés à ces revalorisations.

L'autre plainte récurrente des « stylos rouges » est la faible rémunération des enseignants français par rapport au reste des pays européens.

De fait, la France rémunère plutôt mal ses enseignants par rapport aux autres pays développés de l'OCDE.

Les salaires annuels « réels » des enseignants français se situent en dessous de la moyenne des trente-six pays étudiés, de la maternelle au lycée.

Ces émoluments arrivent loin derrière ce qui est pratiqué aux Etats- Unis ou en Allemagne, par exemple.

Avec l'avancement, un salaire maximum en France pourra dépasser la moyenne de l'OCDE, mais le salaire d'entrée est, lui, très faible. « Dans le

premier cycle de l'enseignement secondaire, l'Angleterre [Royaume- Uni], le Chili, la France et le Japon font figure d'exception : le salaire des enseignants est inférieur de 5 % au moins à la moyenne de l'OCDE en début de carrière, mais est supérieur de 5 % à 25 % à l'échelon maximal ». Les possibilités d'avancement sont ainsi plus avantageuses que dans d'autres pays. Toutefois, la France stagne dans le bas du panier pour les salaires de milieu de carrière et sur les qualifications les plus courantes.

Tout est dit.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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Grand (?) débat.

10 Janvier 2019, 10:55am

Publié par Bernardoc

Une déclaration du Président de la Ligue des Droits de l'Homme.

Quelle que soit l’analyse que nous ayons du mouvement des "Gilets jaunes", de sa composition, voire de son devenir, deux éléments sont incontestables : d’une part, la révolte sociale de celles et ceux qui ne peuvent vivre de leur travail et de celles et ceux qui ont peur de subir la même situation. D’autre part, la défiance radicale éprouvée à l’égard de la démocratie représentative et des corps constitués, y compris la société civile organisée comme les syndicats.

En réponse à ce mouvement, après avoir opposé une fin de non-recevoir qui a exacerbé les tensions, le président de la République a fait adopter des mesures quantitatives destinées à répondre à l’urgence. Ces mesures ont l’apparence de la bienveillance, avec un peu moins d’injustice sociale et la réalité d’un refus, au moins à ce stade, de remettre en cause les règles du jeu. C’est ce qu’illustre l’enjeu de la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF).
Parallèlement, le président de la République a décidé de lancer un grand débat public autour de quatre thèmes : la transition écologique, la fiscalité, l’organisation de l’État et des collectivités publiques, la citoyenneté et la démocratie.

La LDH se doit d’être pleinement présente dans ce débat. Non que nous ignorions les divergences qui nous opposent au gouvernement mais d’abord parce qu’il est impératif que nous fassions entendre une autre voix que celle des pouvoirs publics. Ensuite parce que nous devons nous opposer aux courants extrêmement dangereux qui existent au sein des "Gilets jaunes" comme dans le pays. Enfin, parce que tous les items proposés offrent des opportunités et des périls pour la démocratie, le rejet des discriminations, l’Etat de droit.

Notre association doit aussi incarner dans ce débat, avec d’autres, la société civile organisée, démocratique, citoyenne.

C’est pourquoi la LDH a sollicité des grands réseaux partenaires de l’éducation populaire et de l’action sociale en vue d’une position commune à paraître très prochainement, posant les conditions nécessaires à un débat constructif sur tout le territoire et impliquant toute la population, sans exclusive. Celui-ci ne saurait être confisqué par les pouvoirs publics ou par quiconque. Une vigilance est nécessaire à tout niveau sur ce point pour éviter les manipulations et les dérives.

Dans ce cadre et sans attendre, nous devons réunir autour de nous celles et ceux, associations, syndicats ou individus avec qui nous avons l’habitude de dialoguer et de travailler, pour revendiquer notre place au sein de ce débat sans attendre d’y avoir été invité. Nous devons interpeller les maires sur ce qui sera mis en place par la commission nationale du débat public et faire entendre nos positions.

Bien sûr, Il ne revient pas à la LDH de porter un programme de gouvernement ni d’entrer dans des détails de gestion, mais dans la limite de son mandat, elle se doit de favoriser les échanges contradictoires et de proposer des cadres de réflexion. Si les partis politiques ont légitimement leur place dans ces débats, ils ne sauraient en être, à nos côtés à l’initiative.
De la même manière, il ne s’agit pas de faire prévaloir nos positions sur d’autres. Nous avons tout à gagner à ce que s’expriment la diversité des opinions et des propositions. Plutôt qu’une synthèse, toujours réductrice, il faut privilégier l’énoncé d’une multiplicité d'hypothèses de manière à ne pas enfermer les solutions dans des alternatives binaires et ce, à toutes les phases du débat.

Enfin, il nous appartient de ne pas nous laisser enfermer dans les thématiques définies par le président de la République. D’autres points nous paraissent essentiels et nous devons les y introduire.

En revanche, ce débat ne peut avoir qu’une seule base et qu’un seul cadre : les droits et libertés qu’instituent la Déclaration de 1789, le préambule de la Constitution de 1946 et la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Tous les débats, toutes les propositions doivent reposer sur ces principes fondateurs de la République et de la démocratie.

Ce point est fondamental face aux tentatives de certains courants qui traversent le mouvement social ainsi que face à des pouvoirs publics tentés, d’une part, de renforcer leur autoritarisme et, d'autre part, de ne pas mettre en cause le fond des questions en faisant la promotion d’une approche et de mesures compassionnelles. Afin d’aider à ce travail, vous trouverez ci-joint un premier argumentaire.

Parce qu’il nous semble plus que jamais important de restituer aux droits de l’Homme leur rôle, parce que c’est aussi une justification supplémentaire de notre volonté de ne pas déroger à ces principes, cet argumentaire est conçu en référence aux trois textes sur lesquels nous nous appuyons. Chaque proposition et chaque explication reposent sur une des dispositions de la déclaration de 1789, sur le préambule de la Constitution de 1496 ou sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme dont vous venons de fêter le 70e anniversaire. Ce sera aussi dire fortement que les droits qui y sont proclamés ont une portée très concrète.

Évidemment, les résolutions de nos congrès servent aussi de cadre complémentaire à cet argumentaire.

Nous compléterons ces éléments au fur et à mesure des besoins qu’il vous appartient de nous faire remonter de vos expériences.

A de rares exceptions près, il est le plus souvent difficile de savoir si le moment présent est historique, et dans quelles mesures. C’est spécialement vrai pour celles et ceux qui le vivent. Notre rôle n’est pas de prendre un pari sur l’avenir, mais dans la mesure de nos possibilités, d’y contribuer. Nous devons donc pleinement déployer notre activité de manière, à un moment extraordinairement instable, à porter et faire prévaloir ce pourquoi la LDH a été fondée il y a 120 ans.

Et ce n'est pas fini...
 

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