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Le blog de Bernard SARLANDIE

Les oubliés.

11 Janvier 2019, 14:49pm

Publié par Bernardoc

Dans mes vœux, rédigés après avoir entendu ceux du méprisant de la République, j'avais remarqué que les enseignants ne faisaient pas partie de ses priorités.

Extraits d'un article du monde.fr du 10 janvier 2019.

Les « stylos rouges » ont publié un manifeste avec treize revendications. Outre l'arrêt des suppressions de postes, le retrait du jour de carence pour maladie qui a été rétabli pour les fonctionnaires, une rediscussion de la réforme du lycée, davantage de moyens pour les élèves en difficulté ou encore la création d'une médecine du travail dédiée, ils souhaitent en premier lieu le dégel du point d'indice.

Jean-Michel Blanquer a affirmé : « Je sais que l'on a un problème de pouvoir d'achat des professeurs », tout en précisant que le point d'indice n'était pas « l'alpha et l'oméga du pouvoir d'achat ».

Le différentiel de traitement des enseignants français par rapport à leurs homologues d'autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou par rapport à d'autres cadres de la fonction publique est important.

Le point d'indice sert de base au calcul de la paie des fonctionnaires. Il est augmenté régulièrement pour corriger l'inflation et pour que les fonctionnaires ne perdent pas de pouvoir d'achat. Plusieurs gouvernements ont cependant choisi de geler le point d'indice pour limiter l'accroissement du poids de l'éducation nationale dans le budget de l'Etat qui est l'un des plus gros postes de dépenses.

Depuis 2010, le point d'indice n'a été revalorisé que deux fois, en 2016 et en 2017.

L'inflation a été très ténue pendant les années de ralentissement de la croissance (2009-2010 et 2013-2016), mais elle s'est depuis ranimée.

En 2018, la hausse des prix a approché du seuil symbolique des 2 %, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Même si elle devrait refluer en 2019, elle est toutefois attendue autour de 1 %.

Selon les calculs du syndicat CGT, un enseignant du secondaire (catégorie A) qui gagne actuellement 3 112 euros brut mensuels aurait pu prétendre à 3 562 euros si le point d'indice avait suivi l'inflation ; pour un adjoint administratif (catégorie C), la perte est de 249 euros, soit plus de 14 % de son salaire.

Les revalorisations des grilles devraient avoir lieu cette année, comme s'y est engagé le gouvernement en réponse aux « stylos rouges ». Sur le quinquennat, 1 milliard d'euros devraient être consacrés à ces revalorisations.

L'autre plainte récurrente des « stylos rouges » est la faible rémunération des enseignants français par rapport au reste des pays européens.

De fait, la France rémunère plutôt mal ses enseignants par rapport aux autres pays développés de l'OCDE.

Les salaires annuels « réels » des enseignants français se situent en dessous de la moyenne des trente-six pays étudiés, de la maternelle au lycée.

Ces émoluments arrivent loin derrière ce qui est pratiqué aux Etats- Unis ou en Allemagne, par exemple.

Avec l'avancement, un salaire maximum en France pourra dépasser la moyenne de l'OCDE, mais le salaire d'entrée est, lui, très faible. « Dans le

premier cycle de l'enseignement secondaire, l'Angleterre [Royaume- Uni], le Chili, la France et le Japon font figure d'exception : le salaire des enseignants est inférieur de 5 % au moins à la moyenne de l'OCDE en début de carrière, mais est supérieur de 5 % à 25 % à l'échelon maximal ». Les possibilités d'avancement sont ainsi plus avantageuses que dans d'autres pays. Toutefois, la France stagne dans le bas du panier pour les salaires de milieu de carrière et sur les qualifications les plus courantes.

Tout est dit.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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