Accès aux soins et coordination.
Tel était le thème du rendez-vous « Cohérence, santé, territoires » organisé par le CISS (Collectif Inter associatif Sur la Santé) à Bordeaux, dans l’amphithéâtre du Conseil général. Il y en aura six en tout d’ici le mois de juin, avec un Forum national à Paris à l’automne 2012, donc avec un nouveau gouvernement. Celui-ci sera-t-il moins sourd que celui que nous subissons depuis bientôt cinq ans ? Il faut l’espérer, quoique, à part le Front de Gauche, l’ensemble des autres composantes politiques continuent à se retrancher derrière la prétendue « crise », pour dire qu’il faudra d’abord se soumettre aux agences de notation plutôt que de mettre L’Humain d’abord.
Ces rendez-vous doivent permettre un dialogue entre patients, politiques, institutions et professionnels de santé, et la réunion à laquelle j’ai participé reflétait bien cette volonté, notamment grâce à l’animatrice de la table ronde qui n’hésitait pas à donner la parole à la salle régulièrement pendant les interventions, et non pas vite fait en fin de séance comme cela arrive encore hélas trop souvent.
Après l’ouverture par Martine JARDINE, vice-présidente du Conseil général et Dominique GILLAIZEAU, présidente du CIS Aquitaine, Emmanuel LANGLOIS, sociologue à Bordeaux II nous a fait une intéressante analyse qui distinguait trois niveaux d’éloignement de soins de premier recours selon qu’on était en situation d’inégalité, exclu ou abandonné. Vint ensuite une remarquable intervention de Patrick HENRY, ancien doyen de fac de médecine et responsable actuel de la mission France de Médecins du Monde.
Intervinrent ensuite le Vice-président de CCAS de Bordeaux, le Conseil général, le docteur ROUILLARD, responsable des Permanences d’Accès aux Soins de Santé du CHU de Bordeaux et la directrice de l’association Promo-femmes.
Pour une fois l’ARS était présente, cela aura peut-être permis de faciliter une rencontre. Plusieurs interventions de la salle stigmatisèrent les différences qui pouvaient exister entre les territoires ruraux et urbains, et l’ensemble des participants étaient d’accord sur la nécessité d’avoir des conditions de vie décentes, avec notamment un toit, pour préserver l’état de bonne santé. On voit qu’on était loin des résultats catastrophiques de cinq ans de gouvernement Sarkozy-Fillon avec l’augmentation de la précarité chez les plus pauvres qui en est résulté.
Solange MENIVAL, vice-présidente du Conseil régional a répété ce qu’elle avait dit lors de la réunion organisée par la mutualité la semaine dernière et la députée DELAUNAY a pointé quelques aberrations législatives qui empêchaient parfois de mettre en place certains programmes qui seraient pourtant bien utiles.
Beaucoup de têtes jeunes dans l’assemblée ; des étudiantes (oui, c’étaient surtout des jeunes femmes) de l’IRTS ? Je ne sais pas, mais si c’était le cas, c’était une bonne action de formation.
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Et ce n’est pas fini…