ALSTOM.
Superbe morceau de grand guignol hier soir sur France 2 avec la venue du ministre Montebourg (vous savez, celui qui se faisait passer pour la gauche du PS lors des primaires socialistes, face à l’extrême droite du même parti représentée par Valls). Il venait se pavaner sur le plateau du journal pour expliquer comment la France avait sauvé Alstom en achetant, d’ici deux ans, 20% des actions de l’entreprise, ce qui laisse quand même une bonne marge à l’ogre américain. Le ministre en a profité pour passer d’une façon éhontée la brosse à reluire à celui qui était quand même trois fois moins populaire que lui en 2011. Ce n’est pas du mépris, mais de la pitié que l’on peut éprouver vis-à-vis de ce genre de comportement qui n’est pas, hélas, cantonné au niveau gouvernemental, mais qu’on voit même parfois (souvent ?) apparaître au niveau local.
Monsieur Montebourg n’a pas évoqué l’Europe au cours de cet entretien télévisé. Il est loin le temps où il faisait campagne pour le « non » au TCE. Mais est-il bien sûr que cette action initiée par notre gouvernement rentre bien dans le cadre de la concurrence libre et non faussée ?
Il s’est bien gardé aussi de parler du Grand Marché Transatlantique qui se « négocie » dans le dos du peuple. Il ne semble pas soucieux du fait que General Electric pourra attaquer et faire condamner par un tribunal privé la France qui la menace de sanctions pécuniaires si l’entreprise yankee n’embauche pas les 1 000 salariés promis.
Plus que jamais, et ce n’est pas moi qui le dit, Jean-Luc MELENCHON reste bien le seul porteur des valeurs de gauche dans notre pays.
Et ce n’est pas fini…