Arrivée à La Havane

Après les neuf heures de notre confortable voyage, nous atterrissons à l’aéroport international José MARTI, héros national. Attitude peu amène de la police des frontières (mais ça, comme en France, c’est la même chose dans tous les pays que j’ai visités) et nous voila à attendre nos bagages. Deux avions étaient affichés au dessus des tapis roulants, mais pas le nôtre. Nous gardions donc un œil sur chacune des deux sorties. Au bout de trois quarts d’heure Rose commençait à angoisser car ses piqûres étaient dans son sac et
il fallait en faire une le soir même. Finalement, deux heures après avoir atterri, nous franchissions la douane, fort aimable, et nous étions accueillis en français par Marta, qui allait être notre guide pendant toute cette première semaine. Elle nous indiqua le car de Transtur, un car de luxe chinois, conduit par Georges, grâce auquel nous allions visiter l’ouest du pays.
Première étape cubaine : l’hôtel « Presidente » qui fleurait bon les années ’30. Dans le hall figuraient deux statues allégoriques d’un sculpteur français (Carrier, je crois) : l’air et le feu. J’ai vainement cherché la terre et l’eau qui devaient se trouver ailleurs je suppose. Cocktail de bienvenue en musique : ce sera le premier (et pas le dernier !) de cette semaine. Restauration très quelconque au buffet, mais petit déjeuner très copieux le lendemain.
L’hôtel était situé à deux pas du Malecon (la digue), long boulevard le long de la mer, qui n’est pas sans rappeler la promenade des Anglais, et qui joue un peu le même rôle.
De notre chambre nous pouvions découvrir une partie de la capitale, qui serait un vrai bijou si le blocus étatsunien n’empêchait pas Cuba de vivre comme une nation « normale ».
Ce premier jour dans la chaleur humide des Tropiques fut l’occasion de commencer à faire connaissance avec nos samideanoj qui, comme nous, découvraient Cuba.
Rose, sur la terrasse du Presidente, en attendant le car.
Et ce n’est pas fini…