Attaqués !
Lisez bien cette phrase de Jean-François COPE (Sud-ouest dimanche du 1er septembre 2013) :
« Pour produire en France, il faut baisser les charges et les contrôles tatillons venus par exemple de l’Urssaf ou de l’Inspection du travail. Je suis pour qu’une société de confiance se substitue à une société de défiance. »
Eh bien, voilà la ligne directrice indiquée au gouvernement : après l’ANI de janvier 2013 et la loi qui a suivi en juin, et qui continuait l’œuvre de détricotage du code du travail entamé sous les précédents gouvernements, reste plus qu’à supprimer les inspecteurs du travail (économies, diminution des fonctionnaires)et à transformer les cotisations Urssaf en dons bénévoles, voire charitables, pour les patrons bienveillants.
Mais où allons-nous ? Allons-nous laisser encore longtemps la droite et les patrons nous parler de « charges » alors qu’il ne s’agit que d’un salaire différé, fruit de notre travail ?
Les salariés ont été trahis depuis si longtemps, ils ne peuvent plus faire confiance aux patrons qui accumulent les dividendes de façon exponentielle alors que les salaires stagnent et que le pouvoir d’achat diminue. Et on voudrait, en plus supprimer les contrôles, qui malgré l’insuffisance du nombre d’agents, essaient tant bien que mal de limiter les fraudes nuisibles à l’économie et donc au bien-être de notre pays. Dernier exemple en date : l’ancien ambassadeur de Sarko qui a tenté d’abuser la douane et de partir avec l’équivalent de plus de 22 Smic annuels en espèces dans sa valise ! Et on ne parle même pas de prison, mais d’une simple amende…Et ça ne m’étonnerait pas qu’il y ait des négociations pour la faire baisser.
Vous en voulez d’autres des raisons pour descendre dans la rue le 10 septembre ?
Et ce n’est pas fini…