Austoritarisme.
Mot valise composé de austérité et autoritarisme. C’est l’image que vient de nous donner le Président de la République dans ses rapports avec le gouvernement.
Depuis plus d’un an, nous avons du mal à saisir les différences dans la vie de tous les jours par rapport au quinquennat précédent. Le pouvoir d’achat, celui des ménages, pas celui des magnats du CAC40, continue de se réduire comme peau de chagrin, les fonctionnaires vont entamer leur quatrième année de régression, et les postes continuent de disparaître. Tout ceci pour obéir aux directives de Barroso-Merkel, et appliquer le traité validé par Sarkozy et signé par Hollande.
Or, au milieu de ces bobos millionnaires, une voix discordante vient de se faire entendre, celle de Delphine BATHO, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. En effet, elle critique la baisse importante que doivent subir les crédits de son ministère lors du prochain budget. Selon moi, elle est tout à fait dans son rôle de ministre : se battre pour obtenir les moyens de fonctionner et de faire avancer les choses.
Eh bien non, cela ne se fait pas : le Président ne veut voir qu’une seule tête et ce que fait le ministre du budget est bien fait (y compris Cahuzac – hors mensonges). Et puis au moins, cela permet de supprimer une femme du gouvernement, alors qu’on aurait pu carrément supprimer ce ministère, comme on l’a fait pour celui de la formation professionnelle.
Je ne doute pas que l’ensemble des militants socialistes applaudira à deux mains ce limogeage car effectivement la planification écologique devant conduire à l’éco socialisme n’est pas leur tasse de thé : c’est le programme du Front de gauche !
Et ce n’est pas fini…