Bourgi, Banon, même combat ?
Deux informations au 13 heures de France 2 : le sinistre BOURGI indique qu’il n’a aucune preuve de ce qu’il avance ; l’ex ministre STRAUSS KAHN indique que les accusations portées contre lui sont pures affabulations. Tous deux devraient se retrouver devant la justice en position d’accusé.
Dilemme pour les juges : aucune preuve, parole contre parole pour des faits remontant à plus de six ans. Comment peut-on enquêter dans ces cas-là ? Dans une affaire, il y aurait des témoins africains qui pourraient corroborer les faits énoncés par BOURGI, et dans ce cas tout dépendra de leur volonté de nuire, car je ne pense pas qu’ils soient particulièrement intéressés par la justice française. Pour l’autre cas, et comme la plupart des fois, sauf lorsqu’il s’agit d’une agression en groupe, le violeur et la violée (c’est en général ce cas de figure) sont seuls. Et la victime a attendu huit ans pour se déclarer.
D’aucuns ne manqueront pas de ressortir la théorie du complot. Il est vrai que le tardif repenti (je ne parle pas de DSK) ressemble un peu à un incendiaire tentant d’établir un rideau de fumée qui paraît bien arriver comme un cheveu sur la soupe villepino-chiraquienne. Je vous laisse deviner qui est susceptible de se cacher derrière ce rideau. Pourtant, si l’on écoute l’ancienne magistrate, nouvelle écologiste qui a eu l’occasion de se pencher sur des faits similaires, tout apparaît crédible. De toute façon, si les plaintes sont vraiment déposées, je suppose que CHIRAC aura un mot pour ne pas assister aux audiences, quant à VILLEPIN il est déjà en attente de jugement. Wait and see.
Pour Mademoiselle BANON, elle devait bien attendre le retour de celui qu’elle accuse pour que son affaire avance. On nous a longuement expliqué que sa mère l’avait dissuadée de porter plainte à l’époque, mais il ne faut pas négliger le sentiment de culpabilité qui toujours frappe les victimes d’agressions sexuelles, et à l’époque je ne suis pas sûr qu’existait déjà dans la police un service spécial pour accueillir ces femmes. A New York, l’acte n’avait duré que 9 minutes nous ont appris les journaux, avec Tristane BANON il n’a même pas été consommé. Je pense que la justice française fera bien la différence et ne se montrera pas moins clémente que celle des USA. Et oui, Mesdames, il y a des moments où il vaut mieux réagir rapidement.
Et ce n’est pas fini…