Comme dans le tiers-monde.
Mais bon sang, à quoi sert l’Europe alors, si même là elle n’est pas capable de transparence et d’honnêteté ?
D'après un rapport publié lundi par la Commission européenne, la corruption coûte chaque année près de 120 milliards d'euros à l'Union européenne (UE). Les 28 pays de l'organisation sont tous concernés à des échelles différentes.
La France ne fait pas figure de bonne élève. La Commission a en effet jugé que "si la France a pris (...) des mesures législatives applicables au personnel politique et aux agents publics, en revanche les risques de corruption dans le secteur des marchés publics et dans les transactions commerciales n'ont pas été traités".
Qui n’a pas entendu parler de ces politiciens locaux véreux qui monnayent un emplacement de choix lors de nouvelles constructions urbaines ? La grande multiplication des ronds-points dans notre pays avait été évoquée par certains magazines comme représentant une affaire juteuse pour ceux qui les commandaient. On peut espérer que le financement des partis politiques est maintenant clarifié, et Khadafi ne révèlera rien de plus, ayant fort opportunément disparu avant que son pays ne sombre dans le chaos.
La corruption "sape la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques et l'Etat de droit". L'étude a ainsi révélé que 56 % des habitants du vieux continent pensent que la corruption a augmenté ces trois dernières années.
Deux Français sur trois jugent la corruption très répandue, 62 % pensent qu'on ne peut pas réussir dans les affaires sans avoir de relations dans le monde politique. Et 58 % pensent qu'abus de pouvoir et pots-de-vin sont monnaie courante dans le personnel politique.
Comment s’étonner alors de la désaffection de plus en plus grande au moment des élections ? Et ce ne sont pas les exemples déplorables tant à droite qu’à gauche qui contribueront à la remobilisation des citoyens. Là comme ailleurs l’exemplarité devrait être le maître-mot.
Décidément je ne sortirai jamais de ma naïve utopie !
Et ce n’est pas fini…