Honte à eux !
Je me suis ensablé en sortant du stationnement sur un parking de la plage de la lagune, à La Teste de Buch. C’était juste en face d’un algeco devant lequel une dizaine de jeunes adultes prenaient l’apéro. Je ne sais pas s’il s’agissait des MNS ou des animateurs de Cap 33, mais ils se sont bien marrés en me regardant m’ensabler, et sans lever le petit doigt pour proposer leur aide. Un jeune qui revenait de la plage a demandé à deux ou trois badauds de venir lui donner un coup de main pour m’aider…et ce fut efficace au premier essai. Mais les quolibets ont à nouveau fusé lorsque je suis revenu pour récupérer un des deux patins métalliques que j’avais glissé sous les roues et qui s’était profondément enfoncé dans le sol. Comme je suis obstiné, j’ai creusé à la main ou avec un morceau de bois jusqu’à ce que je le retrouve, ce qui a bien pris une demi-heure.
J’ai dit que je ne savais pas de qui il s’agissait. Mais si c’était des MNS, mieux vaut ne pas avoir besoin d’eux, et si c’était des animateurs, je me demande quelles valeurs ils transmettent aux jeunes qui leur sont confiés.
Je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec ce qui nous arrive dans les transports en commun, où ce sont toujours des « blacks » ou des « beurs » (ceux que notre Président voudrait renvoyer chez eux, car quand il parle des gens d’origine étrangère, je ne crois pas qu’il pense aux Hongrois, par exemple) qui se lèvent pour nous céder la place où qui se proposent pour aider Rose à porter ses bagages dans les escaliers du métro lorsqu’elle est seule. Quand je dis « se proposent », c’est qu’on n’a pas besoin de les solliciter : leur aide est spontanée. Cette solidarité est le résultat de l’éducation et du savoir-vivre, mais pour combien de temps encore ?
Et ce n’est pas fini…