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Le blog de Bernard SARLANDIE

J'ai failli être DDEN...

14 Mai 2010, 00:15am

Publié par Bernardoc

         Afin de ne pas couper complètement les ponts avec l’administration que j’allais quitter après quarante ans de bons et loyaux services, je me disais que je pourrais peut-être faire, au moins pendant un mandat, Délégué Départemental de l’Education Nationale. J’en avais parlé à Anne-Marie VICENTY, la Présidente départementale, que je côtoie depuis bientôt vingt ans, qui connait mes engagements, et qui comme Roger SAVAJOLS, ancien Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale, s’accorde à penser que je suis un grand défenseur de l’école publique. Le renouvellement des DDEN coïncidait idéalement avec mon départ en retraite.

         Elu du Haillan, je ne pouvais, bien entendu, postuler pour cette ville. Mais j’étais prêt à prendre en charge les écoles de Beutre à Mérignac, un quartier que je connaissais bien et dans lequel j’étais investi puisque j’étais membre du comité de gestion du centre social. De plus les rapports que j’avais avec les enseignants comme avec les parents du quartier avaient toujours été fort cordiaux et empreints d’une confiance réciproque. J’envoyais donc deux dossiers, l’un à la Présidente du comité de Mérignac, l’autre à l’IA-IPR faisant fonction d’IEN de la circonscription et avec qui j’avais eu l’occasion de travailler fructueusement pendant plusieurs années. Bien entendu, chacun d’eux a émis un avis tout à fait favorable. Quels naïfs ! Ils pensaient que leurs avis pouvaient avoir un poids quelconque ; ils ont dû déchanter. Leurs avis ne servaient à rien, comme les miens lors de ma dernière campagne de promotion. Mais contrairement à ce qui m’était arrivé, leurs avis n’ont pas été trafiqués, ma candidature n’a simplement pas été présentée au Comité Départemental de l’Education Nationale : il n’y avait ainsi pas besoin d’émettre un avis sur ma candidature puisqu’elle n’existait pas.

         Au moins je pourrais lutter syndicalement et politiquement contre les EPEP sans avoir besoin de me retrancher derrière la réserve que cette fonction aurait impliqué.

Et ce n’est pas fini…

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