La machine à perdre est-elle enclenchée ?
Sophia ARAM ironisait sur France Inter lundi dernier en parlant du déclencheur Chevènement. Mais ce n’était rien à côté du spectacle pitoyable auquel viennent de se livrer le PS et EELV : les reniements pour aller à la soupe, les modifications unilatérales d’un texte signé et approuvé par les deux parti(e)s, le feu porté au sein du camp socialiste parisien non consulté…Sans compter l’effet pervers des « primaires » avec les gens qui ne verront pas pourquoi aller voter une troisième fois puisqu’ils ont déjà voté deux fois pour un candidat.
Face à cela, heureusement, pour les gens qui veulent que les choses bougent enfin, il existe non pas une alternance, mais une alternative : le candidat du Front de Gauche. On vient de lui donner un peu d’antenne face à Jean-François COPE (candidat de la droite en 2017 !) et il a bien démonté le système financier international qui s’attaque aux états souverains qu’il souhaite mettre sous tutelle. Grèce, Espagne, Italie, Portugal,…France ? Face à ces attaques il a indiqué la nécessité de riposter et de rendre des coups. L’analyse de Jean-Luc MELENCHON se fondait aussi sur la démographie comparative de l’Allemagne (sur le déclin) et de la France (en pleine expansion), ce qui revient à dire que la pseudo « convergence » avec notre voisin est bel et bien un leurre.
Que les états ne puissent pas emprunter à la BCE, mais soient obligés de s’endetter auprès de banques privées qui vont s’en mettre plein les poches (enfin les actionnaires) est une faute politique.
En attaquant les dernières mesures « sociales », mais réactionnaires en fait, Mélenchon a démontré comment l’augmentation d’un jour de carence pouvait conduire à la désorganisation de l’économie qui devrait être au service de la vie, et non l’inverse comme se plaisent à appliquer les dirigeants sortants. Il a également fait remarquer que pas une tentative n’a été faite pour tenter de traquer les fraudeurs fiscaux, qui coûtent bien davantage à la nation que les malades que l’on culpabilise.
JLM a rappelé la position du FdG sur le nucléaire : l’organisation d’un référendum après un débat national. Et à propos de débat il a rappelé son appel pour un débat avec le candidat du PRG et du PS, projet contre projet, afin d’éclairer l’ensemble de nos concitoyens.
Oui, décidément, le vote utile lors de la primaire (c’est-à-dire le premier tour) sera bien le vote pour le Front de gauche, puisque « nous sommes le peuple, nous sommes le nombre, nous sommes l’intelligence ».
Et ce n’est pas fini…