Laissez-moi rire...
…pour ne pas pleurer. Le premier ministre vient de terminer son discours avec des annonces à faire froid dans le dos. Il a, comme on pouvait s’y attendre, repris les arguments sarkoziens sur le mille-feuilles administratif, prônant la suppression des départements, le regroupement de communes et la fusion des régions. Va-t-il créer une région occitane, une région basque et catalane transfrontalières,…J’en doute.
Souvenons-nous : au départ on parlait d’une centaine de députés socialistes souhaitant défier le gouvernement et sa politique de droite, puis nous sommes tombés à 86, et au moment du vote on ne parle plus que d’une dizaine. Je parie que notre camarade Cégétiste Filoche, du bureau national du PS, après avoir hurlé contre les mesures annoncées par le premier ministre, déclarera, comme d’habitude, qu’il faut tout faire pour que le gouvernement réussisse.
Les écolos, fidèles à leurs confortables fauteuils se garderont bien de faire des vagues.
Reste ce qui est encore le Front de Gauche (puisque 5 députés ultra-marins ont permis de créer un groupe avec le PCF), qui va voter contre ces « mauvais » socialistes nationaux, après s’être jeté dans les bras des « bons » socialistes locaux il y a moins de deux semaines.
Les nouveaux élus, quelles que soient leurs étiquettes, se sont engagés à ne pas augmenter les impôts. Or, il existe un certain nombre de villes où les services à la population sont nombreux. Comment les maintenir avec la redoutable baisse annoncée de la dotation d’état, sinon en augmentant les impôts locaux ? A moins que les élus choisissent de privatiser ces services, les réservant ainsi à ceux qui en ont les moyens. Que vont faire les élus FdG à ce moment-là ? Vont-ils eux aussi s’accrocher à leurs sièges ou rester fidèles à leurs idées ?
Ah que c’est beau la politique (vous avez remarqué le « p » minuscule, n’est-ce pas ?
Et ce n’est pas fini…