Les absents ont eu tort.
De brillants intervenants sont venus animer le colloque de l’IHS Aquitaine, aujourd’hui au conseil régional. Nous avons brièvement été accueillis par un élu régional, mais c’est Luc PABOEUF, le Président du CESER dont le talent n’est plus à démontrer, qui a présidé de main de maître cette journée.
D’abord, Pierre DELFAUD, professeur d’économie à Bordeaux IV, nous a appris, à moi du moins, que les Secteurs Primaires, Secondaires et tertiaires étaient une classification qui avait bien évolué : maintenant on parle plus volontiers de sphères productive (tournée vers l’extérieur de la région), résidentielle et publique.
Lui succéda Jean DARTIGUES qui nous narra, au travers de son expérience, 25 ans de propositions et de luttes revendicatives en Aquitaine, sans fard. C’est ainsi qu’il nous avoua avoir orchestré la résistance à l’informatisation de la BNP. Tout le monde peut se tromper, n’est-ce pas ?
Mireille POIRIER, spécialiste du droit du travail nous fit un tableau assez sombre mais qui se terminait par cette note d’espoir pour nous autres militants : « il n’y a guère que l’action collective qui pourra améliorer les droits des travailleurs. »
Lucien GAY a fait un travail remarquable et très vivant à partir d’une recherche dans les archives qui m’a enthousiasmé.
Après un copieux buffet, comme habituellement au conseil régional, Jean-Paul JOURDAN, vice-président de Bordeaux III nous a donné sa vision sur « Comment les militants ont-ils écrit leur histoire ? » en se fondant sur la collection de la revue Aperçus jusqu’au numéro 100, prétexte à ce colloque.
Enfin, René MOURIAUX nous éclaira, en jetant un regard sur les notions d’objectivité/subjectivité, sur la nécessité de dépasser l’opposition sociale entre historien et citoyen.
L’Education nationale, invitée, ne s’est même pas excusée et seul Sud-Ouest, parmi tous les médias contactés, nous a consacré un article. Nous ne sommes sûrement pas dans l’air du temps, ce qui nous pousse à continuer.
Et ce n’est pas fini…