Non, je ne veux pas faire la guerre.
Hier je vous entretenais des prophéties aussi crédibles que la fin des violences à Marseille ou le retour de Sarkozy…Pas très optimiste cette accroche ! Mais, si je ne crois pas aux prophéties, j’ai davantage de crainte pour ce qui concerne nos politiciens va-t-en guerre et la volonté de nos dirigeants de s’ériger à nouveau, comme au bon vieux temps des colonies, en gendarmes du monde.
Mais d’où va-t-on sortir les milliards pour une opération militaire hors de nos frontières, en dehors de tout mandat de l’ONU ? A quoi sert donc cette institution si l’on agit contre sa volonté ? N’oublions pas que la SDN s’est cassé la figure, d’abord parce que les USA n’y ont jamais adhéré, ensuite parce que les puissances de l’axe ont décidé de la quitter au début des années 30.
Si le chef de nos armées décide de partir à l’ attaque, devons-nous nous attendre à des mesures de rétorsion internationale ? Les navires de guerre chinois font route en ce moment vers la Méditerranée ; est-ce juste pour faire de la figuration ?
Deux extraits de chanson pour illustrer mon propos : d’abord Renaud et Miss Maggie, puis Henri TACHAN et Les z’hommes :
« Femme je t´aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc´ que la vue d´une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires »
« Et au nom de ce bout d’bidoche Qui leur pendouille sous la brioche, Ils font des guerres, ils font des mioches, Les z’hommes…
Ils se racontent leur guéguerre, leur nostalgie de militaires, une lalarme à la paupière, Les z’hommes. »
Nos monuments aux morts sont devenus trop petits pour rajouter d’autres noms. Alors, pour terminer, Le déserteur, la chanson résistante de Boris VIAN :
« S’il faut verser son sang, allez verser le vôtre, vous êtes bon apôtre, Monsieur le Président. »
Et ce n’est pas fini…