"Paroles de militants".
C'est le sous-titre d'un article de L'Huma-dimanche du 5 au 11 juin. Je vais en citer deux, tous deux militants communistes :
« Les gens sont réceptifs à notre analyse, mais moins à nos propositions. Ils ont du mal à faire la différence avec le PS. »
« L'électorat le moins politisé nous tient pour coresponsables de l'absence de changement. Pour lui, l'échec de Hollande, c'est l'échec de toute la gauche. » C'est beau comme du Filoche cette deuxième citation.
Mais pourquoi ces militants se posent-ils ces questions maintenant ? Croient-ils que l'image qu'ils ont donné à l'électorat le moins politisé était si lisible que ça et qu'il lui était facile de faire la différence avec le PS ? Les élections municipales, où l'important était de conserver des postes plutôt que de défendre une ligne, sont-elles si loin déjà ? Deux mois c'était bien court pour recoller les morceaux et faire entendre une voix unitaire de gauche, originale et sans compromission.
Un jour sans doute vont arriver des élections régionales. Allons-nous exiger la circonscription unique plutôt que des listes départementales destinées à écraser les petites voix ? Allons-nous procéder à des renouvellements de candidats afin d'encourager les citoyens à s'intéresser à la chose publique ? Allons-nous, comme pour les européennes encourager les cumulards ?
Mettons enfin nos actes en accord avec nos paroles et nos idées. C'est peut-être un moyen de redonner confiance en la politique et d'amener « l'électorat le moins politisé » à ne pas voter avec ses pieds et ses cannes à pêche.
Et ce n'est pas fini...