Pédagogie.
Il en faudra beaucoup au nouveau chef de la CFDT pour expliquer aux syndiqués de Florange qu’ils ont tout faux et que la décision unanimement prise dans l’enthousiasme par le gouvernement est ce qui pouvait leur arriver de mieux. Il en est de même de toutes les décisions prises depuis sept mois et qui n’ont rien à voir avec celles préparées par le gouvernement Sarkozy-Fillon : le TSCG signé est différent de celui envisagé par Merkel-Sarkozy (quoique…) ; la TVA qui va nous tomber dessus dans trois semaines n’a rien de social, au contraire de celle qui aurait dû être appliquée au 1er octobre.
Et ces syndicalistes ne vont-ils pas trop loin en déclarant que maintenant ils ont deux ennemis : Mittal et le gouvernement ? Ne se souviennent-ils pas des promesses du précédent président ? Ne voient-ils pas la différence qui devrait leur sauter aux yeux ? D’après moi, ce sont des gens de mauvaise foi qui devraient faire confiance à leur patron-propriétaire comme l’a fait le gouvernement. Car puisqu’il est de gauche, ce gouvernement ne pourra aller que dans le sens du progrès social sous peine d’être accusé de faire une politique de droite, ce qui, moins d’un an après sa mise en place, serait assurément incompréhensible pour les dix-huit millions d’électeurs qui ont voté pour le changement « maintenant ».
D’ailleurs, dès qu’il a été confirmé dans ses fonctions, Mittal a, sans attendre, expliqué les mesures qu’il comptait prendre pour consolider l’emploi et la production, notamment l’arrêt des haut-fourneaux qui, il faut bien le dire, sont une verrue dans le riant paysage lorrain. Et il faut espérer que, comme à Notre-Dame des Landes, les compagnies républicaines de sécurité sauront faire appliquer la loi en ne permettant pas à ces ouvriers de tenter d’occuper les lieux. La République ne doit pas faire montre de faiblesse.
Si vous avez constaté quelque trace d’ironie dans ce billet, vous n’avez peut-être pas tort, et de grâce, ne le prenez pas au premier degré.
Et ce n’est pas fini…