Réflexions sur la presse écrite.
Enfin, réflexion sur le quotidien monopoliste de l'Aquitaine : Sud Ouest.
Un souvenir d'abord : mon père était abonné au Populaire du Centre en Dordogne, et un jour, sans qu'on lui ait demandé son avis, il a reçu Sud Ouest à la place : il avait été vendu comme tous les lecteurs. La même péripétie nous est arrivée au tournant du siècle lorsque France-télécom-câble nous a vendus à Numéricable (ils ont appelé ça « migration » si je me souviens bien).
Donc, quand on a le monopole, on fait ce qu'on veut. C'est ainsi que Sud Ouest ne donnera jamais dans la rubrique internationale un écho à un congrès espérantiste se déroulant sur la CUB avec plus d'une quinzaine de pays participants, sans l'usage d'un seul interprète. Il est évident que cela, d'après les journalistes, n'intéresse pas les gens.
Le Haillan vient de changer de journaliste attitré (je ne parle pas du localier, pigiste). Lorsqu'il a retranscrit les débats du dernier conseil municipal, au cours duquel a été votée une motion contre le Grand Marché Transatlantique (TAFTA), il a jugé que cela n'était pas important et n'intéresserait pas les Haillanais. C'est vrai, imaginez que le conseil municipal retrouve un rôle politique, où irions-nous ? Les gens ne veulent surtout pas de ça ! La démocratie à l'échelon de base, quel danger ! On risquerait même d'en arriver à imaginer d'instaurer des référendums d'initiative locale, vous vous rendez compte !
Autre exemple, dans le journal de jeudi dernier : initiative innovante au Haillan, avec les assises de la culture. S'agissait-il d'un accord entre les deux journalistes ? Mais aux deux colonnes sur deux tiers de page pour parler de cet événement sous la plume du localier, faisaient face trois colonnes sur la même longueur faisant de la publicité gratuite pour le quinzième livre de cuisine que vient de publier une Haillanaise de fraîche date. Je ne sais pas si le maire réagira comme l'avait fait le Front de Gauche, auquel cas elle aura sûrement la même réponse, mais il me semble que le journal pourrait au moins respecter, dans sa couverture, l'importance des évènements.
Et ce n'est pas fini...